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sourireLa volonté est tellement libre de sa nature, qu’elle ne peut jamais être contrainte … |
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Pause …
Une septempunctata
Le froid tarde à venir Et la pluie chagrine à investir Ruisseaux et rivières Ce qui fait la belle affaire A une coccinelle retardataire Qui profite des derniers rayons caressant les feuilles de la fougère Lui servant de maisonnette. Pour s’en aller compter fleurette
Prestement notre mignonnette Dans les herbes folles encore vertes Qui ont envahi les champs Trottine dans l’espoir de rencontrer un galant Afin de parcourir à deux Un hiver qui se fera rigoureux.
Toute pimpante et guillerette Notre demoiselle chantonne un air entendu dans une guinguette Et aussitôt elle se mit à rêvasser Au temps d’un printemps mouvementé Où elle avait rencontré Dans un petit café dissimulé par un immense bosquet Cet Adalia Bipunctata Qui lui avait entonné un air de la Traviata A elle qui n’était qu’une Coccinella Septempunctata Une jeune zingara Il lui avait chanté cet Opéra Et toute la nuit ils dansèrent des mazurkas Mais un vent malfaisant De rage fulminant Ravagea la gargote, éparpillant ses occupants Faisant disparaître son bel amant
Revenant à ses esprits Elle en chasse cette tragédie Et d’un pas leste Descend le manche d’une épuisette Se trémousse sur ses longues pattes Fait quelques pas de deux, un entrechat, un glissé en bonne acrobate Bât des cils quand elle aperçoit Se balançant comme un ver-à-soie …
Son bel Adalia !
Habillé en pyjamas Qui, accroché à une cordelette Lui faisait des courbettes
Nos deux coccinellas s’étaient enfin retrouvés Par le hasard d’une destinée Venant de leur jouer un sacré tour de passe-passe Et leur assurant un hiver pas piqué d’audaces…
Le froid est venu … d’un coup Il était temps pour ces fous
Sourire
Temps de grenouilles![]() Pour déjouer le sort d’un mauvais temps Pointant ses gros nuages menaçants Une charmante grenouille Un tantinet fripouille Décida de dresser sa table pour un somptueux déjeuner Dénichant une fine vaisselle qu’elle trouva sous son nénuphar nacré
Elle s'était toute endimanchée Pour recevoir ses amies invitées
De belles ballerines elle était chaussée Et d'une jupe toute plissée Un petit corsage brodé Surmonté de boutons dorés Un grand collier de perles acajou Mais surtout le plus bel atout De ses artifices Qu’elle mettait avec malice Fut un grand chapeau en feutrine Où furent accrochées des capucines Des boutons d'or, des violettes Et quelques herbes discrètes
Quand tout le monde fut réunit Et après un copieux repas pris Elles dansèrent la farandole des sortilèges Afin que la grisaille se désagrège Mais le tonner se mis de la partie Et les éclaires crépitèrent sans merci Alors la pluie déboula en trombe Plongeant la nature dans la pénombre Elle tambourina la terre dans un vacarme infernale Invitant cette saison automnale A entrer dans la danse Mais ce fut le vent qui eut l’outrecuidance De se joindre à ces éléments peu fréquentables
Alors notre grenouille s’empara d’un immense imperméable Et couvrit la terre tentant de la protéger De ces incantations qu’elles avaient chantées Persuadée d’être la cause de tant de colère Qui s’abattait en apportant la misère
Ses habits se déchirèrent Puis Les fleurs de son chapeau se fanèrent Qu’importe, il fallait tout faire Pour stopper cette galère Son maquillage si savamment mis Barbouilla sa frimousse qui néanmoins s’épanouit Quand elle s’aperçu qu’enfin Le cataclysme cessa son projet malsain
Ereintée mais heureuse Elle se laissa glisser sous sa feuille pourvoyeuse De réconfort et de chaleur Pour un sommeil prometteur Et les oiseaux sortis lui chantèrent une douce berceuse La laissant rêveuse… Sourire
Demande
Dans vos bras je me suis laissé bercer Goûtant un repos tant rêvé Vos paroles en douces notes de musique Dansaient sur la gamme de l’amour féerique Les chemins parcourus pour découvrir des villages cachés Parfois juchés sur des pics élevés Dévoilaient un certain charme Qui désarme A tous moments ma main dans la votre se glissait C’est alors que vous m’enlaciez pour me déposer un baiser Mes pas suivaient les vôtres Sur ces terres, les vôtres, sur aucune autre Mon désire immense de vous comprendre s’est doucement tissé Modelant un sentier aux formes à peine perceptibles Me faisant comprendre qu’aimer peut se dessiner dans l’invisible De nos corps unis pour ne faire qu’un. A ces heures égrenées sous la douceur de chaque matin Où à tout instant, l'imprévu fut notre merveilleux bouclier Contre toute attente, à ma porte, vous avez frappé Et les yeux remplis de ce bonheur de vous voir Ne pouvaient que souligner cette victoire Mon cœur vous veniez me demander Je ne sus vous le refuser Le temps venait de m'offrir Le bonheur immense de pouvoir à jamais vous chérir…. Sourire Suspencion
Elle est arrivée à l’intérieur d’une courette Posant contre un muret fleuri sa bicyclette Et nonchalante dans ce bel atelier Dégageant les effluves de toiles oubliées Sans frapper elle pénétra Derrière un paravent se déshabilla Puis Ici Sur ce tabouret juché sur une grande estrade Elle se tint assise … sans parade Juste elle et sa nudité Elle … dans toute sa simplicité Elle prit cette pause Qui la rendait grandiose Mais déjà son esprit était ailleurs Toujours en libre penseur Il lui esquissait des rêves animés La transformant en Circé Ou, toujours éprise de sa liberté Il la laissait dériver Au rythme d’un doux zéphyr Vers des désirs la faisant frémir … Sourire Partie
J’ai rêvé que je m’envolais Habillée du voile de la liberté Vers les hauts sommets je partais Le cœur si léger … léger
Le vent en ami Chassait mes soucis Mes peines et mes ennuis Le cœur adouci … adouci
La neige comme des cheveux d’anges Sur un ciel azur planait en frange Inscrivant ses louanges Comme c’était étrange … étrange
Je me mise à danser Sur les crêtes dentelées Portée par des notes endiablées J’étais ensorcelée … ensorcelée
Mes pieds se mirent à saigner Les versants affutés Les ont écorchés Le temps m’était compté … compté
D’un rouge pâle j’ai ébauché Le détachement qui me parcourait Au loin je partais Evaporée …. Evaporée
La fenêtre de la liberté s’est refermée Sur la route de la sérénité m’en suis allée Et des cieux je regarde ceux que j’ai aimés La vie m’a quittée … quittée Sourire
A l'ombre d'un caroubier
M’aurait-il laissé quelques mots aux senteurs tant aimées Quelques notes qui joueraient une symphonie égayée Par le chant des cigales Logées dans ce caroubier dont l’ombre s’étale Pour couvrir des amours Baignés par ces vaguelettes qui courent Sur un sable fin Où se rejoignent des mains En de douces caresses Chargées de tendresse ?
La page est vide Mais son imaginaire liberticide Désire esquisser Un amour comblé
J’aime imaginer nous voir venir ici Plongés dans un sommeil bénit A ces matins rosis par de splendides levés Déposant leur voile sur nos corps enlacés Et la subtile fraîcheur d’une timide marée Faisant frissonner notre peau légèrement halée.
Nos rêves s’envolant pour laisser la place A des baisers fusionnels, à des mains qui enlacent…
En vos bras vous me prendriez Comme une mariée Et dans ce décor splendide Doucement nos corps se rafraîchiraient de cette eau limpide Les oiseaux à peine réveillés De belles ritournelles nous chanteraient Accompagnées par quelques notes cristallines Que la mer lutine Nous destinerait De Ces clapotis dont elle s’amuserait à créer Participant à notre bonheur Tissé sur le voile d’une eau douceur
Unis, enlacés Echanges de baisers Unis, enlacés Parcours de caresses .. endiablées Unis, enlacés Sur le sable mouillé … Nos corps reposant Savourant ces merveilleux moments
Des mots je vous ai laissés Vous les trouverez à votre retour de ce voyage improvisé Dans cette crique je vous attendrai Votre navire ne peut la manquer La lune sera votre guide comme pour les bergers Elle appartient à nos amours .. rien qu’à nous Elle sera réceptacle de nos secrets brillant comme des bijoux
Des mots je vous ai laissés… Le silence se fait Ecoutez … écoutez le chanter Il vous murmure ces mots que vous aimez entendre C’est mon cœur qui vous les dépose … il sait vous attendre Sourire
En coup de vent !!!!!
Dernier levé, goûté à l’abri d’une véranda Derniers chants de cigales effrontées Dernières mélodies exécutées par les vaguelettes contres les coques en bois… Mais voilà, Septembre sera mouvementé,
Juste le temps de poser mes valises qu’il me faut repartir De nouveaux sentiers à parcourir Expositions en horizon pour m’enrichir Une grange oubliée à rouvrir
Octobre m’ouvrira ses portes pour enfin me glisser Dans ces jardins virtuels où j’ai trouvé l’amitié Et je prendrai le temps … celui qui m’a manqué Afin de griffonné quelques mots sur vos textes déposés
Baisers doux d’une tortue qui décidément aime bien vadrouiller Sourire
L'été chez moi![]() Baisers en douceur
Pensées pour vous que j'aime
Tendresse pour ces jours
Un jour de printemps ...
Vous souvenez vous de ce jour où j’ouvrais mon volet Vous veniez juste d’entrer dans cette cour ombragée Un sourire malicieux vous veniez de m’adresser Et mon cœur fut tout ébranlé ?
Vous souvenez vous de ce nouvel aube de printemps En fermant mes persiennes, je vous déclarais timidement Ces sentiments qui m’embrasaient depuis des jours Enflammant un corps innocent à l’amour ?
Vous souvenez-vous de ces nuits passées Où la lune témoin de nos mots murmurés Eclairait mes pas sur un sentier rédigé de phrases envoûtantes Où chaque notes frappées tintaient, insouciantes ?
De vous J’ai appris à me rappeler des noms de villages traversés par une route si souvent empruntée J’ai appris à écouter l’herbe frémir, les feuilles pousser et les nuages bouger J’ai appris à respirer le silence qui se faisait sans avoir peur de l’importuner J’ai appris à caresser la patience sans l’étreindre de ma fébrilité J’ai appris à soulever le voile de la nuit pour découvrir mon corps dénudé J’ai appris à dessiner le soleil dans les larmes que je versais
J’ai appris ….. Que n’ai-je appris de si beau de vous !
Mais voilà … le large vous a appelé et je suis restée à quai Un sac aux milles souvenirs à mes pieds déposé Les courants vers l’inconnu vous faisant dériver
Il m’a fallu apprendre à dompter ces peurs qui m’emprisonnaient Il m’a fallu apprendre à apprivoiser ces angoisses qui me tiraillaient Il m’a fallu apprendre à ouvrir la porte à la solitude et à l’accepter Vous aviez oublié !
Les volets j'ai fermés Gardant nos instants éperdus secrets Il m’a fallu discrètement m’en aller Laissant derrière moi ce vécu Merveilleux amours défendus Nos rosiers fleuriront Etalant leurs feuillages et leurs fleurs pour former un pont Etoilant cet endroit de leurs diverses couleurs
Je porte en moi un enfant Fruit de nos doux instants De vous il saura tout, rien ne lui sera caché Notre passion fut par Cupidon préméditée Un jour peut être les Océans à moi vous ramèneront
Les années se chargeront de notre raison de s’être aimé .. Sourire
Une main bénie
A l’aube d’un matin d’hiver Je m’en étais allé promener loin de mes congénères Qu’elle idée saugrenue Dans ma petite tête m’était survenue ! Moi qui ne pensais rencontrer pas âme qui vive J’ai dû décamper à toute vitesse dans la première coursive
Le sol résonnait et tremblait A moins que ce ne fût moi du haut de mes petites pattes qui grelottais Mais je pouvais entendre venir comme un bruit sourd Et j’avais beau regardé aux alentours Je ne voyais rien Ce qui me donna grand chagrin Car l’angoisse grandit en moi Et me tenailla
Un souffle chaud se fit sentir Sans prévenir Une main m’attrapa Et m’extirpa De mon petit coin que je pensais sécurisé
Mon sort était fait !
Mais un doigt me frotta doucement le museau Mon kidnappeur n’avait rien d’un bourreau Bien au contraire, Et pour me plaire J’ai pu trouver sur un coin de table Un drôle de fruit mangeable Qui conforta la faim D’un petit souriceau que j’étais, bien malin De s’être aventuré Sur le chemin hasardeux de sa destiné … Sourire
Que je vous aime TOUS !!!!
Avais-je exprimé quelques jours ?
Il fut dit que les grecs étaient excellents en calcul .. le croyez-vous ? Dépasser les dix doigts de mes mains, il me semble périlleux d’aller plus loin Un abîme de chiffres qui se bousculent à m’en donner des migraines.
Que le temps passe …lentement… quand ont s’est fourvoyée sur une date donnée !
Mais je suis là, revenue ! Ordinateur ouvert Jusque là .. j’y étais arrivée ! Ebahie devant le nombre invraisemblable de mails ! Je les ouvrirais en toute tranquillité … un peu plus tard .. à tête reposée Mais maintenant, comment faire pour aller sur mon espace ? Je ne savais plus ! MSN a encore corsé les choses En cliquant de tous les côtés .. j’y suis enfin arrivée ! Ouf, il n’avait pas disparu !
Et là …. Mon cœur fragile a chaviré Larmes perlant au bord des cils Je découvrais un bouquet de mots, Aussi beau et fragile que peuvent être les robes de coquelicots qui me sont si chers..
Des mots tendresse Des mots câlins Des mots clin d’œil Des mots sourire Des mots pensée Des mots courts .. des longs Des mots exclamation Des mots interrogation Des M.O.T.S …. si doux à lire
A tous ces mots que mes yeux ont cueillis avec une grande émotion Je leurs souffle des mercis d’amour Qu’ils s’envolent comme les myriades petites graines de pissenlits que le vent emporte au loin
Que je vous aime T O U S ! Sourire Quelques heures ...Je pars en vadrouille quekques jours ... un petit dépot juste avant !!! Je vous sais irraisonnable Mais votre amour est incommensurable
Je vous connais fougueux Tempérament rendant des amours heureux
J’entends de vous des histoires Et mon esprit divague sur vos gloires…
J’ai transgressé ce code que nous nous étions imposé Barrière qui nous tient tant éloignés Et pourtant, quand mon cocher A la porte de votre logis m’a déposée Dans vos yeux j’ai perçu Le bonheur de cet imprévu
Par votre irraison, votre fougue et vos histoires Un comte des milles et une nuits j’ai vécu ces derniers soirs Mon corps s’est embrasé Sous vos caresses il vibrait Ravel n’eut rien à envier Son « boléro » fut dépassé Une cadence rythmée aux notes ensorcelées De ce désir impétueux que vous savez si bien procurer
Je suis repartie Un bel après-midi Mon cocher de vous m’a éloignée Mais mon corps de vos baisers reste imprégné
Je suis repartie Bercée par ces cliquetis Que font les sabots sur le pavé Lentement le paysage défilait Rien ne pressait ….
Je me suis réveillée ! Sourire
ParenthèseParenthèse
La ville a repris ses droits, la course à la montre a recommencé…
Si ce n’est pour les éternelles tâches ménagères peu transcendantales, c’est la ruée à l’arrêt de l’autobus chargé de l’amener à des activités inscrites et qui parfois sont loin de satisfaire ce qui est attendu mais qui pour un temps comblent un vide qui s’installe et la fait plonger dans cette solitude sournoise, ayant l’art et la manière de s’infiltrer sous le seuil de la porte de son esprit ou de son cœur et si elle n’y prend pas garde la plongerait dans la mélancolie et dans une tristesse sans fin et inexplicable.
Histoire de garder l’équipe de ses cellules grises toujours en alerte, elle est partie hier pour suivre un de ses cours de langue, l’anglais entre autre et qu’elle adore. Et ce pour deux raisons :
- La première est que le professeur d’origine russe, âgé de 89 ans, porte en lui tout le dynamise pour animer un cours de deux heures, tard dans la soirée et en ressort toujours dans une forme éblouissante, alors que ses élèves, tous de jeunes séniors, (jeunes par rapport à lui !) se traînent jusqu’à leur véhicule et ne pensent qu’à une chose, celle de rentrer, bien confortablement assis dans leur boîte à roulettes alors que celui-ci, jamais démuni de fantaisie et d’originalité, enfourche un vieux solex, portant comme immatriculation une grande plaque avec écrit : Prenez du large, danger, papy à la retraite ! Et pédale hardiment pour s’en retourner tout doucement chez lui …
- La deuxième, pour le groupe qui non seulement l’avait adoptée mais l’avait érigée au titre de mascotte. Ces anciens, étaient toujours joyeux et de fins limiers quand à suivre le chemin de la plaisanterie et de la gaieté de l’ancêtre, déviant la plus part du temps du sujet principal. Mais qu’importe, le tout est fait en anglais,(un de ces anglais roulant sur des RRRRR bien prononcés et musicaux comme sur les bords de la Volga) et eux, n’ont aucune obligation de rendre un devoir spécifique « comme à l’école » … tout le monde y trouve son compte. Ainsi, pour trouver le mot « succursale » l’enchère débute par : Qui a un jardin ? Qui a-t-il dans un jardin … et là le vocabulaire se bouscule au portillon Puis enfin .. on arrive à l’existence d’un arbre dans le jardin ! (parfois il peut très bien ne pas y en avoir … quand celui-ci est suspendu sur un balcon !) Et qu’a l’arbre … ? Des feuilles, des racines, un tronc et … Eureka !!!!! « des Branches ! » Voilà ! et le numéro 5 a gagné … le droit de … donner la définition du mot suivant … Et ainsi de suite ! Et la méthode marche !
Mais le cours terminé, la route acheminée seule, elle entrouvre la porte de son studio, toujours suivie par cette ombre de solitude et déambule comme un robot programmé accomplissant ce qu’il y a à faire pour finir peu de temps après, plongée dans un sommeil sans aucune main pour rassurer des angoisses surgissant à grand galop et lui rendant des nuits forts agitées.
Au petit matin, bien tôt, elle réalise que son esprit inventif si prolifique et positif, chargé pour la plus part du temps des couleurs de la joie et du bonheur n’est plus au rendez-vous, il s’en est allé bien loin vagabonder, la lâchant à son sort, démissionnant quelque part ; parti baluchon à la main voir sous d’autres hospices, et qu’à sa place c’est la pluie qui frappe à sa fenêtre, tambourinant rageuse.
Elle n’est pas de celles qui peuvent consacrer sans relâche son temps à la condition humaine défavorisée. Le monde a toujours évolué avec, même si part les temps qui courent, l’injustice flagrante y agrandit son nid, et se transforme en un animal aux multiples tentacules destructeurs. Elle tente de faire à son échelle ce qu’elle peut. Peut être bien peu aux yeux de certains, mais ne puis être sur tous les fronts. Il y a des moments où cela est bien difficile car il lui vient en tête qu’elle existe elle aussi et que son cercle de solitude est toujours présent et ressert son étau pour l’étouffer….
Aujourd’hui nouvelle journée, nouveaux programmes et la roue continue de tourner. La roue de la vie, celle qui nous tient et nous fait avancer ! Aujourd’hui notre belle ingénue a chassé ses nuages. Le voilier du bonheur vient de hisser ses voiles pour l’emmener loin sur une mer de rêves…. Elle aime rêver, imaginer, inventer. Sa tête grouille de bulles de cristal qui lâcheront de belles pensées. Aujourd’hui elle s’en ira à nouveau participer aux enchères avec ses anciens, elle si jeune et qui a trouvé asile sous leur giron. Aujourd’hui elle ira au travail, enrichie de ces échanges qu’elle a. Qu’importe si l’ambiance n’est pas au beau fixe … elle ne vit pas, après tout, avec son bureau, ni ne couche avec lui. Il n’est que son tremplin, son apport financier quotidien. Non, ce qui la fait vivre, tenir … ce sont toutes ces rencontres qu’elle fait dans son petit mètre carré officiel, surmonté de deux panneaux vitrés pour garder une certaine confidentialité. Même si les soirs se font solitaires … un jour viendra où … Aujourd’hui elle a Mr ... ancien ministre qui doit passer à son bureau, ainsi que le consul de …. le pianiste … l’artiste … et d’autres encore, plus simples, sans aucun titre particulier ni de fonction extraordinaire, juste eux. Mais tous en grande partie ne veulent qu’elle, alors qu’il y a trois autres guichets ! Malicieuse elle leur lance parfois : prennez donc rendez-vous .. alors qu’il n’y en a pas besoin ! Serait-ce son sourire le secret, ces yeux lumineux ou son humour ? Aujourd’hui………………. Sourire
Les voix de l'Opéra
Dès mes premiers pas J’ai grandi dans les vibrations de leurs voix Des ténors, des barytons, des sopranos De mezzos ou d’altos Les légères, les lyriques Les dramatiques Toutes on une place bien précise Une scène elles immortalisent Beethoven, Puccini, Bizet, Rossini Des auteurs qui vous font rêver A l’écoute de leurs oeuvres échafaudées
Quand mes petits camarades de jardin Rentraient chez eux combler leur faim Ma douce mère intégrée dans les chœurs de l’Opéra Me prenait par la main tout en tenant dans son bras Ses feuillets musicaux Pour rejoindre mon père Octavio Lui aussi chanteur, mais baryton Qui en bon italien peintre en bâtiment de formation Entonnait souvent du haut de son échelle De vieilles ritournelles
Entre les broderies et les chantiers Mes deux parents, à l’opéra étaient liés Et du haut de mes quatre ans je les suivais Heureux d’être ce lien qui nous réunissait
J’ai longtemps couru dans les couloirs Jamais aisé à me mouvoir Esquivant tantôt les couturières Epinglant les ultimes plis à l’arrière Tantôt les acteurs déambulant comme des fantômes Transformant leur bras en métronome Tout en chantonnant la partition qui leur était destiné A mes passages ils souriaient Je leur servais de petit commis Les sauvant de certains oublis Et je serinais quelques airs entre les dents Calqués sur ceux chantés à ce moment
Deux majestueux rideaux de velours rouge brodés de fil d’or Ne dévoilaient Jamais un même décor Toujours changeant Pour chaque stade différent Et j’étais toujours fasciné De voir de haut en bas ou de droite à gauche coulisser De grands panneaux magnifiquement décorés
Très tôt j’ai appris à écrire en utilisant les rouges à lèvres des femmes Cela fut mon sésame Car grâce à ce stratagème, je réussis avec gloire L’examen d’entrée à l’école préparatoire Et je n’eus pas que père et mère pour me féliciter Mais toute une troupe qui m’avait adopté Je ressorti ce jour là Le visage couvert de baisers rouge camélia Et le crâne tout ébouriffé Des nombreuses mains d’hommes qui s’y étaient attardées
Je baignais dans le bonheur Fier de tout cet honneur
Sourire
Ange ou Fée![]() Que tu es belle et étrange Serais-tu semblable à un ange Ou te prendrais-tu pour une fée Venue exaucer mes souhaits ?
Je te regarde le souffle coupé Ne désirant point te voir t’envoler Tes fines pattes agrippent mon doigt Et tes yeux se fixent à moi Cherchant à deviner mes pensées Celles que je ne sais pas dévoiler
Tu es fine, légère, précieuse Tes ailes fragiles ventilent gracieuses A la lueur de ce coucher Je ne pouvais mieux espérer Ton arrivée est souffle d’espoir Pour combler mes nuits noires Vêtues de la cape des mauvais augures Rasant le grand mur De cette pièce étroite et vide Qui dégage un air froid et humide. C’est là où je dors Le monde adulte m’ignore
Mais toi tu es venue Quel drôle de chemin tu as parcouru Et de belles arabesques pour moi tu as exécutées Avec une grande agilité A chaque coup d’ailes des grains d’or tu lâchais Formant des lettres me faisant rêver.
Avec un A j’imaginais l’amour Qui viendrait un jour Et ainsi de suite avec le reste de l’alphabet Jusqu’à ce que le soleil décline pour se reposer Mais toi… toi, toi, toi … tu es restée Sur mon index tu t’es accrochée
Tu n’es plus jamais repartie Ensemble nous avons rejoins le paradis … Sourire
Chanter la vie![]() Sous cette brise joyeuse et ce soleil superbe Je vous apporte ce soir ma joie De m’être accrochée à votre bras Pour m’en être promenée là-bas Dans ces champs en contre bas. Mes pieds nus ont marché parmi les herbes Mes mains effleuré le cœur des fleurs Sensations divines ! Mes yeux brillants d’avoir admirer les lueurs Naître au dessus de ces cimes éternelles D’une terre toujours en fête et qui m’ensorcelle Images sublimissimes !
En toute modestie je vous chante la vie Ecoutez ces notes en rapsodie Admirez la beauté des plaines Respirez en moi ce doux parfum de verveine Leur senteur m’a pénétré je conçois J’ai caressé les origans de mes doigts Et leur odeur s’est envolée, dans le vent tournoie Avec vous j’avance, jamais ne me fatigue Nous avons chapardé des figues Comme des jeunots Et à l’ombre d’un grand chêne A demi mot J’ai pu vous dire « je vous aime » Je chante ce bonheur et mes notes caracolent dans l’air La douce lumière de ce somptueux coucher caresse ma chair… Sourire
Florence Ville Charmeuse![]() Ma besace mise en bandoulière Je m’en suis allée faire l’école buissonnière Pour glaner quelques rayons de lumière Dénichés dans une ville non loin de la mer
Cette belle et charmeuse hôtesse Pourrait tenir dans un mouchoir de poche Si elle ne détenait pas autant de richesses Et ainsi nous débauche
Elle sait si faire la belle Qui compte tant d’édifices sensationnels A l’architecture impressionnante Et aux fresques insolentes
Elle niche à chaque recoin de rue Des détails qui ne sont pas forcément aperçus Rien que de déambuler aux portes de ses nombreux « Palazzis » On ne peut que rester figé et être ébloui
Mais voilà, ce n’est pas en étant perdue dans une colline Toscane Entourée de cyprès, de vignes et de champs de blé Logée dans une vielle bastide Florentine Aux poutres sans âge et aux plafonds dont la hauteur fascine Méritant que l’on s’y attarde plus que l’on aurait imaginé Que l’on peut espérer en peu de jours honorer cette Sultane
Mais qui sait Un jour je reviendrai Et à nouveau ses ruelles je foulerai Les yeux toujours en l’air afin de dénicher Ces innombrables détailles qui font sa particularité
A nouveau je m’émerveillerai A l’entrée de ses musées Chargés d’œuvres que de grands maîtres ont laissées Botticelli restera toujours de loin mon préféré … Sourire
Rouge ...![]() Etendue blanche Bercées par un vent glacé Larmes de chagrin Ballonje ne fais que passer .... je pense à vous tous !
J’aurais voulu que mon corps soit léger Léger, léger Que les pas que j’allais faire soient discrets Discrets, discrets Et que le vent venu du large Me porte sur de merveilleux rivages Où la mer murmure aux grains de sable De fantastiques fables Tout en se parant de toilettes finement brodées Pour aller au grès des courants danser Des mazurkas ou des ballets
Je voudrais peindre des rêves aux couleurs éclatantes Chassant les larmes qui voilent les pupilles Ou balayer les cauchemars Qui peuplent les nuits noires Apeurant les enfants, les adultes, les anciens Germant les angoisses du lendemain
Ainsi j’arpenterais le fil des horizons Des océans encore peuplés de poissons, Des montagnes drapées de neiges éternelles Des déserts aux oasis si belles Et des villes aux tours bétonnées Etouffantes et si tristes à en pleurer… En laissant derrière moi une trainé de poussière dorée Dont chaque cristal serait emporté par un étrange alizé Venu d’un cosmos de pensées Que nul encore n’est venu visiter Ni souiller Et pour cause, Il est naissance Dans l’innocence Dans l’amour et la tendresse Dans le respect et la sagesse La joie de vivre Les rires dont il est ivre
Mais je ne suis qu’un ballon coloré Qui enfin s’est détaché Filant vers la liberté Qu’involontairement on m’a donnée Va-t-elle longtemps durer ? Sourire Fils
Tu es venu dans ma vie, comme une graine prête à jaillir Toi aux sourires charmeurs et aux fabuleux rires Je t’ai porté Longtemps caressé Je t’ai parlé Transmis tous mes secrets Ensemble de belles musiques nous avons écoutées Nous sommes partis sur ces notes ensorcelées Rêvant à un bel avenir Espérant de ce bonheur à venir Celui de ton apparition Heures magiques d’une délivrance, douce bénédiction
Du chemin tu as parcouru Ton enfance a disparu
Ton désir intense de jouer dans la courre des grands Te frotter obstinément A ce qui peut mettre en péril ton avenir T’acoquinant sans vraiment réfléchir A un entourage peu recommandable Ayant découvert ton point vulnérable A engendré cette spirale T’entraînant dans une frénétique cavale.
Tu n’es pas compris dis-tu Toujours le mal aimé, le mal compris, le mal entendu A tous ces « maux » bien nombreux Que tu t’appliques à nous étaler comme un malheureux Tu plaides avec hardiesse Tel un avocat qui a foi en son adresse Que nous ne connaissons Ni ne comprenons Les jeunes de maintenant Et qu’il serait grand temps Que nous ouvrions nos oreilles et nos yeux Au lieu de rester « moyenâgeux » Comme tu aimes à nous qualifier Afin de nous mettre à votre portée.
Il est dit que les enfants doivent se frotter à leurs parents Que cela est crucial pour qu’ils trouvent leur place dans cet environnement Créer leur propre identité, leur personnalité Bras de fer entre les générations parfois dépassées Et les larmes sont souvent versées
Tes aînés sont passés par là Ils ont tracé leur voie Mais ils n’ont pas tenté de brûler les étapes Et déjouèrent avec brio les trappes Qu’ils rencontrèrent en chemin Cela ne fut pas facile encore moins enfantin
Accepte enfin cette différence de sept ans Toi qui au fond de ton cœur désire rester enfant Prend la main qui est tendue pour te guider Elle n’est pas là pour t’emprisonner Mais juste là pour tempérer Cette ivresse qui embrase ton esprit le faisant dériver Dans les eaux troubles des interdits Brouillant ton réfléchi La vie n’est pas que jeux Et ton futur se voit tumultueux Des quatre coins du monde les portes à toi se ferment Les issues positives à termes S’amenuisent Triste devise
Tu vas partir retrouver tes racines T’obligeant à mieux parler une langue que tu baragouines Tu te confronteras enfin à ton père Respectant peut être les règles que tu objectais avec ta mère Je ne sais pas qui des deux à vraiment mal Mais la solution ne pouvait être que radicale Sur la corde tu as trop tiré Elle s’est cassée
Un jour tu comprendras Et tu remercieras Les parents ne sont pas tous des bourreaux Ils désirent simplement éviter à leurs enfants le chaos
Un jour tu comprendras Et peut être que tu réaliseras Que ton chemin houleux Ne pouvait t’amener à être heureux
Un jour tu comprendras ….
Sourire Etrange
Qu’elle est étrange cette vielle porte Qui s’ouvre discrètement de la sorte Sur un jardinet aux multiples couleurs Palette de jaunes, de mauves, de roses et d’oranges .. un vrai bonheur ! Une guirlande de lumières vives enfouies dans les feuillages La prend en otage Gardant ainsi des secrets Accumulés durant ces longs mois d’hiver passé
C’est un jardin discret Comme celui de mes pensées Qui s’offre à mes yeux Perdus dans le bleu D’un ciel chamarré de blanc Par quelques nuages paresseux Qui traînent nonchalamment Poussés par un vent doux Où volent quelques flocons de pétales qui déjouent La danse acrobatique de la neige Arrivant en princesse sur les pentes douces qu’elle assiège Pour le plus grand bonheur des enfants Enjôlés par ce spectacle toujours fascinant.
Tout semble endormi, derrière cette porte fermée Ou est-ce pour mieux préserver Une certaine intimité Quand le froid vient en envahisseur Bloquant routes et chemins par son ampleur. Ainsi va la vie dans les sentiers détournés Loin des villes bétonnées
Etrange panier accroché dehors A qui sait y déposer des trésors Quelques tiges de bouton d’or Accrochées à ses bords Par des petites mains qui les avaient ramassés.. Facteur, épicier, boulanger Qui d’entre eux y laissera son paquet A ces maisons bien retranchées Où la vie toujours en suspend Leurs arrivés espèrent pourtant
Au détour d’un virage s’offre à nos yeux une surprise immense Ce drôle de pont qui nous fait sa révérence. De vieilles pierres remonté Et de voliges de bois enjuponné Il nous invite à passer en toute tranquillité Sans se presser, Mais nous laissant tout loisir pour admirer son ouvrage assez particulier Des feuillus montent la garde Offrant un bel ombrage Poursuivre sa route, admirer Rien au hasard n’est fait Garder une âme d’enfant Qui s’émeut de ces dons que la nature inlassablement Dépose sur le chemin de notre vie Et nous l’embellit Parfois ce qui tient dans une main Peut éblouir nos lendemains Sourire
Fusion
Au fur et à mesure du temps Ils s’étaient construits un discret jardin Petit havre rayonnant Où ils se retrouvaient quelques matins Juste au moment où le soleil apparaissait Inondant de sa douce lumière bleutée Les pétales de fleurs perlées par la rosée. A cette heure ci, L’immensité d’une mer encore endormie Formait un magnifique tapis Au ton argenté Comme peut être le miroir d’un temps passé Et quelques oiseaux matinaux taquinaient les feuilles d’oliviers Qui bordaient les rivages D’une côte escarpée qu’une brise de passage, Fraîche et légère venait faire frissonner…
Les années avaient façonné Leurs amours qui ne se tarissait A chaque moment ils innovaient Cherchant un élément nouveau A déposer au pied de leur eldorado Leurs mots étaient vêtus par la sensualité Leurs gestes, amour et attentions témoignaient Leurs yeux pétillaient d’une jouissance Que seule leur âme portée par la romance Pouvait apercevoir, L’alliance de leurs mains ne faisait qu’émouvoir Elles se rejoignaient dans la délicatesse Chargée d’une grande tendresse Tout en eux baignait dans la complicité. Souvent les rires fusaient Témoins d’un humour Navigant sans détours Mais parfois quelques larmes Vinrent éprouver leurs armes Sur le chemin de ce bonheur Colportant peines et douleurs Qu’ils surmontèrent cependant avec prouesse Démontrant force et non faiblesse Désire profond de ne pas se laisser emporter Par les courants contraires survenus dans leur intimité Sans crier garde et déstabilisant Juste pour un temps Cette merveilleuse harmonie Instaurée par la confiance, extraordinaire alchimie….
Mais un jour un malandrin Dans leur jardin survint Epris de jalousie, de vengeance En toute insolence Saccagea ce qu’il put trouver Rien ne fut épargné Les parterres de fleurs Aux douces senteurs Disparurent … écrasés par ses pas Le jaune éblouissant des mimosas Se vit terni par un souffle vitriolé L’herbe grasse bordant les allées Se retrouva retournée Comme de vulgaires mottes de terre Espérant engendrer tristesse, malaise et colère Par cet acte de malfaisance
Dans sa toute puissance Et son arrogance Sous un rire caustique Il érigea un plan machiavélique Afin de rompre leur fil d’amour tressé en des tons harmonieux Glanés sur un arc-en-ciel lumineux Protecteur de leur union Et dessiné par la flèche de cupidon
Cela dit, encore plus soudés et non déstabilisés Face à ce ras de marée Ils entreprirent De construire A force de patience Et de persistance Un lieu qu’ils surent protégé par les Dieux Qui jouèrent pour cette circonstance des airs mélodieux.
Ils ne désirèrent pas ressembler à un navire en perdition Dérivant sur l’océan de l’incompréhension Mieux armés Sur ces chemins jalousés Ils surent Qu’ils purent A tout moment et en toute quiétude Déjouer cette ingratitude Si elle se renouvelait Pour dresser une ombre à leur Odyssée Sourire " rien à voir avec moi ... tout va bien ;))"
Un dernier baiser![]() Nous avons fait serments De rester longtemps Baisers échangés Sur un autel édifié
Les années se sont écoulées Chacun de son côté Les aléas de la vie pressée Nous ont séparés
Flirtant sur un lourd passé Nos âges nous ont marqués Erosion des temps Sillages sur nos visages consentants
Mais tu es venu Passant au-delà des malentendus Tu as pris mes mains tremblantes Contre toute attente
Je peux partir en paix Je t’ai enfin retrouvé Ce mal qui me ronge Dans la douleur me plonge Réduisant mes os en poussière Malgré un corset qui me serre Aura eu raison de son travail
Je peux partir en paix Je t’ai retrouvé Ta main me réconforte Ma vie elle emporte Je peux partir en paix Merci pour ce dernier baiser
(elle avait 80 ans, il l’a suivie jusqu’à ces dernières heures … pourtant ils étaient séparés depuis très longtemps)
Sourire
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