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sourire

La volonté est tellement libre de sa nature, qu’elle ne peut jamais être contrainte …

χαμόγελο Sourire

職業
居住地
興趣
Les aléas de la vie m’ont appris l’humilité et la force de combattre dans cette grande histoire de désamour entre ma santé et moi. Offrir sans attendre de recevoir, cela viendra naturellement. Qui peut dire qui je suis ? Comme une tortue, à la recherche de la sagesse et en harmonie avec la nature, je tente sans prétention de faire partager les beautés qui nous entourent avec l’amour que j’ai dans le cœur. . mais surtout pour mes enfants qui sont le rayonnement de mon coeur.
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Pause …

 

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Une septempunctata

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Le froid tarde à venir

Et la pluie chagrine à investir

Ruisseaux et rivières

Ce qui fait la belle affaire

A une coccinelle retardataire

Qui profite des derniers rayons caressant les feuilles de la fougère

Lui servant de maisonnette.

Pour s’en aller compter fleurette

 

Prestement notre mignonnette

Dans les herbes folles encore vertes

Qui ont envahi les champs

 Trottine dans l’espoir de rencontrer un galant

Afin de parcourir à deux

Un hiver qui se fera rigoureux.

 

Toute pimpante et guillerette

Notre demoiselle chantonne un air entendu dans une guinguette

Et aussitôt elle se mit à rêvasser

Au temps d’un printemps mouvementé

Où elle avait rencontré

Dans un petit café dissimulé par un immense bosquet

Cet Adalia Bipunctata

Qui lui avait entonné un air de la Traviata

A elle qui n’était qu’une Coccinella Septempunctata

Une jeune zingara

Il lui avait chanté cet Opéra

Et toute la nuit ils dansèrent des mazurkas

Mais un vent malfaisant

De rage fulminant

Ravagea la gargote, éparpillant ses occupants

Faisant disparaître son bel amant

 

Revenant à ses esprits

Elle en chasse cette tragédie

Et d’un pas leste

Descend le manche d’une épuisette

Se trémousse sur ses longues pattes

Fait quelques pas de deux, un entrechat, un glissé en bonne acrobate

Bât des cils quand elle aperçoit

Se balançant comme un ver-à-soie …

 

Son bel Adalia !

 

Habillé en pyjamas

Qui, accroché à une cordelette

Lui faisait des courbettes

 

Nos deux coccinellas s’étaient enfin retrouvés

Par le hasard d’une destinée

Venant de leur jouer un sacré tour de passe-passe

Et leur assurant un hiver pas piqué d’audaces…

 

Le froid est venu … d’un coup

Il était temps pour ces fous

 

Sourire

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Temps de grenouilles


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Pour déjouer le sort d’un mauvais temps

Pointant ses gros nuages menaçants

Une charmante grenouille

Un tantinet fripouille

Décida de dresser sa table pour un somptueux déjeuner

Dénichant une fine vaisselle qu’elle trouva sous son nénuphar nacré

 

Elle s'était toute endimanchée

Pour recevoir ses amies invitées

 

De belles ballerines elle était chaussée

Et d'une jupe toute plissée

Un petit corsage brodé

Surmonté de boutons dorés

Un grand collier de perles acajou

Mais surtout le plus bel atout

De ses artifices

Qu’elle mettait avec malice

Fut un grand chapeau en feutrine

Où furent accrochées des capucines

Des boutons d'or, des violettes

Et quelques herbes discrètes

 

Quand tout le monde fut réunit

Et après un copieux repas pris

Elles dansèrent la farandole des sortilèges

Afin que la grisaille se désagrège

Mais le tonner se mis de la partie

Et les éclaires crépitèrent sans merci

Alors la pluie déboula en trombe

Plongeant la nature dans la pénombre

Elle tambourina la terre dans un vacarme infernale

Invitant cette saison automnale

A entrer dans la danse

Mais ce fut le vent qui eut l’outrecuidance

De se joindre à ces éléments peu fréquentables

 

Alors notre grenouille  s’empara d’un immense imperméable

Et couvrit la terre tentant de la protéger

De ces incantations qu’elles avaient chantées

Persuadée d’être la cause de tant de colère

Qui s’abattait en apportant la misère

 

Ses habits se déchirèrent

Puis Les fleurs de son chapeau se fanèrent

Qu’importe, il fallait tout faire

Pour stopper cette galère

Son maquillage si savamment mis

Barbouilla sa frimousse qui  néanmoins s’épanouit

Quand elle s’aperçu qu’enfin

Le cataclysme cessa son projet malsain

 

Ereintée mais heureuse

Elle se laissa glisser sous sa feuille pourvoyeuse

De réconfort et de chaleur

Pour un sommeil prometteur

Et les oiseaux sortis lui chantèrent une douce berceuse

La laissant rêveuse…

Sourire

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Demande

 

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Dans vos bras je me suis laissé bercer

Goûtant un repos tant rêvé

Vos paroles en douces notes de musique

Dansaient sur la gamme de l’amour féerique

Les chemins parcourus pour découvrir  des villages cachés

Parfois juchés sur des pics élevés

Dévoilaient un certain charme

Qui désarme

A tous moments ma main dans la votre se glissait

C’est alors que vous m’enlaciez pour me déposer un baiser

Mes pas suivaient les vôtres

Sur ces terres, les vôtres, sur aucune autre

Mon désire immense de vous comprendre s’est doucement tissé

Modelant un sentier aux formes à peine perceptibles

Me faisant comprendre qu’aimer peut se dessiner dans l’invisible

De nos corps unis pour ne faire qu’un.

A ces heures égrenées sous la douceur de chaque matin

Où à tout instant, l'imprévu fut notre merveilleux bouclier

Contre toute attente, à ma porte, vous avez frappé

Et les yeux remplis de ce bonheur de vous voir

Ne pouvaient que souligner cette victoire

Mon cœur vous veniez me demander

Je ne sus vous le refuser

Le temps venait de m'offrir

Le bonheur immense de pouvoir à jamais vous chérir….

Sourire

Suspencion

 

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Elle est arrivée à l’intérieur d’une courette

Posant contre un muret fleuri sa bicyclette

Et nonchalante dans ce bel atelier

Dégageant les effluves de toiles oubliées

Sans frapper elle pénétra

Derrière un paravent se déshabilla

Puis

Ici

Sur ce tabouret juché sur une grande estrade

Elle se tint assise … sans parade

Juste elle et sa nudité

Elle … dans toute sa simplicité

Elle prit cette pause

Qui la rendait grandiose

Mais déjà son esprit était ailleurs

Toujours en libre penseur

Il lui esquissait des rêves animés

La transformant en Circé

Ou, toujours éprise de sa liberté

Il la laissait dériver

Au rythme d’un doux zéphyr

Vers des désirs la faisant frémir …

Sourire

Partie

 

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J’ai rêvé que je m’envolais

Habillée du voile de la liberté

Vers les hauts sommets je partais

Le cœur si léger … léger

 

Le vent en ami

Chassait mes soucis

Mes peines et mes ennuis

Le cœur adouci … adouci

 

La neige comme des cheveux d’anges

Sur un ciel azur planait en frange

Inscrivant ses louanges

Comme c’était étrange … étrange

 

Je me mise à danser

Sur les crêtes dentelées

Portée par des notes endiablées

J’étais ensorcelée … ensorcelée

 

Mes pieds se mirent à saigner

Les versants affutés

Les ont écorchés

Le temps m’était compté … compté

 

D’un rouge pâle j’ai ébauché

Le détachement qui me parcourait

Au loin je partais

Evaporée …. Evaporée

 

La fenêtre de la liberté s’est refermée

Sur la route de la sérénité m’en suis allée

Et des cieux je regarde ceux que j’ai aimés

La vie m’a quittée … quittée

Sourire

 

 

A l'ombre d'un caroubier

 

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M’aurait-il laissé quelques mots aux senteurs tant aimées

Quelques notes qui joueraient une symphonie égayée

Par le chant des cigales

Logées dans ce caroubier dont l’ombre s’étale

Pour couvrir des amours

Baignés par ces vaguelettes qui courent

Sur un sable fin

Où se rejoignent des mains

En de douces caresses

Chargées de tendresse ?

 

La page est vide

Mais son imaginaire liberticide

Désire esquisser

Un amour comblé

 

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J’aime imaginer nous voir venir ici

Plongés dans un sommeil bénit

A ces matins rosis par de splendides levés

Déposant leur voile sur nos corps enlacés

Et la subtile fraîcheur d’une timide marée

Faisant frissonner notre peau légèrement halée.

 

Nos rêves s’envolant pour laisser la place

A des baisers fusionnels, à des mains qui enlacent…

 

En vos bras vous me prendriez

Comme une mariée

Et dans ce décor splendide

Doucement nos corps se rafraîchiraient de cette eau limpide

Les oiseaux à peine réveillés

De belles ritournelles nous chanteraient

Accompagnées par quelques notes cristallines

Que la mer lutine

Nous destinerait

De Ces clapotis dont elle s’amuserait à créer

Participant à notre bonheur

Tissé sur le voile d’une eau douceur

 

Unis, enlacés

Echanges de baisers

Unis, enlacés

Parcours de caresses .. endiablées

Unis, enlacés

Sur le sable mouillé …

Nos corps reposant

Savourant ces merveilleux moments

 

Des mots je vous ai laissés

Vous les trouverez à votre retour de ce voyage improvisé

Dans cette crique je vous attendrai

Votre navire ne peut la manquer

La lune sera votre guide comme pour les bergers

Elle appartient à nos amours .. rien qu’à nous

Elle sera réceptacle de nos secrets brillant comme des bijoux

 

Des mots je vous ai laissés…

Le silence se fait

Ecoutez … écoutez le chanter

Il vous murmure ces mots que vous aimez entendre

C’est mon cœur qui vous les dépose … il sait vous attendre

Sourire

 

 

En coup de vent !!!!!

 

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Dernier levé, goûté à l’abri d’une véranda

Derniers chants de cigales effrontées

Dernières mélodies exécutées par les vaguelettes contres les coques en bois…

Mais voilà, Septembre sera mouvementé,

 

Juste le temps de poser mes valises qu’il me faut repartir

De nouveaux sentiers à parcourir

Expositions en horizon pour m’enrichir

Une grange oubliée à rouvrir

 

Octobre m’ouvrira ses portes pour enfin me glisser

Dans ces jardins virtuels où j’ai trouvé l’amitié

Et je prendrai le temps … celui qui m’a manqué

Afin de griffonné quelques mots sur vos textes déposés

 

Baisers doux d’une tortue qui décidément aime bien vadrouiller

Sourire

 

 

L'été chez moi

 
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Baisers en douceur
Pensées pour vous que j'aime
Tendresse pour ces jours
 

Un jour de printemps ...

 

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Vous souvenez vous de ce jour où j’ouvrais mon volet

Vous veniez juste d’entrer dans cette cour ombragée

Un sourire malicieux vous veniez de m’adresser

Et mon cœur fut tout ébranlé ?

 

Vous souvenez vous de ce nouvel aube de printemps

En fermant mes persiennes, je vous déclarais timidement

Ces sentiments qui m’embrasaient depuis des jours

Enflammant un corps innocent à l’amour ?

 

Vous souvenez-vous de ces nuits passées

Où la lune témoin de nos mots murmurés

Eclairait mes pas sur un sentier rédigé de phrases envoûtantes

Où chaque notes frappées tintaient, insouciantes ?

 

De vous

J’ai appris à me rappeler des noms de villages traversés par une route si souvent empruntée

J’ai appris à écouter l’herbe frémir, les feuilles pousser et les nuages bouger

J’ai appris à respirer le silence qui se faisait sans avoir peur de l’importuner

J’ai appris à caresser la patience sans l’étreindre de ma fébrilité

J’ai appris à soulever le voile de la nuit pour découvrir mon corps dénudé

J’ai appris à dessiner le soleil dans les larmes que je versais

 

J’ai appris …..

Que n’ai-je appris de si beau de vous !

 

 

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Mais voilà … le large vous a appelé et je suis restée à quai

Un sac aux milles souvenirs à mes pieds déposé

Les courants vers l’inconnu vous faisant dériver

 

Il m’a fallu apprendre à dompter ces peurs qui m’emprisonnaient

Il m’a fallu apprendre à apprivoiser ces angoisses qui me tiraillaient

Il m’a fallu apprendre à ouvrir la porte à la solitude et à l’accepter

Vous aviez oublié !

 

 

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Les volets j'ai fermés

Gardant nos instants éperdus secrets

Il m’a fallu discrètement m’en aller

Laissant derrière moi ce vécu

Merveilleux amours défendus

Nos rosiers fleuriront

Etalant leurs feuillages et leurs fleurs pour former un pont

Etoilant cet endroit de leurs diverses couleurs

 

Je porte en moi un enfant

Fruit de nos doux instants

De vous il saura tout, rien ne lui sera caché

Notre passion fut par Cupidon préméditée

Un jour peut être les Océans à moi vous ramèneront

 

 

Les années se chargeront de notre raison de s’être aimé ..

Sourire

 

 

 

 

Une main bénie

 

 

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A l’aube d’un matin d’hiver

Je m’en étais allé promener loin de mes congénères

Qu’elle idée saugrenue

Dans ma petite tête m’était survenue !

Moi qui ne pensais rencontrer pas âme qui vive

J’ai dû décamper à toute vitesse dans la première coursive

 

Le sol résonnait et tremblait

A moins que ce ne fût moi du haut de mes petites pattes qui grelottais

Mais je pouvais entendre venir comme un bruit sourd

Et j’avais beau regardé aux alentours

Je ne voyais rien

Ce qui me donna grand chagrin

Car l’angoisse grandit en moi

Et me tenailla

 

Un souffle chaud se fit sentir

Sans prévenir

Une main m’attrapa

Et m’extirpa

De mon petit coin que je pensais sécurisé

 

Mon sort était fait !

 

Mais un doigt me frotta doucement le museau

Mon kidnappeur n’avait rien d’un bourreau

Bien au contraire,

Et pour me plaire

J’ai pu trouver sur un coin de table

Un drôle de fruit mangeable

Qui conforta la faim

D’un petit souriceau que j’étais, bien malin

De s’être aventuré

Sur le chemin hasardeux de sa destiné …

Sourire

 

 

 
 

Que je vous aime TOUS !!!!

 

 

 

Avais-je exprimé quelques jours ?

 

Il fut dit que les grecs étaient excellents en calcul .. le croyez-vous ?

Dépasser les dix doigts de mes mains, il me semble périlleux d’aller plus loin

Un abîme de chiffres qui se bousculent à m’en donner des migraines.

 

Que le temps passe …lentement… quand ont s’est fourvoyée sur une date donnée !

 

Mais je suis là, revenue !

Ordinateur ouvert

Jusque là .. j’y étais arrivée !

Ebahie devant le nombre invraisemblable de mails !

Je les ouvrirais en toute tranquillité … un peu plus tard .. à tête reposée

Mais maintenant, comment faire pour aller sur mon espace ?

Je ne savais plus !

MSN a encore corsé les choses

En cliquant de tous les côtés .. j’y suis enfin arrivée !

Ouf, il n’avait pas disparu !

 

Et là …. Mon cœur fragile a chaviré

Larmes perlant au bord des cils

Je découvrais un bouquet de mots,

Aussi beau et fragile que peuvent être les robes de coquelicots qui me sont si chers..

 

Des mots tendresse

Des mots câlins

Des mots clin d’œil

Des mots sourire

Des mots pensée

Des mots courts .. des longs

Des mots exclamation

Des mots interrogation

Des M.O.T.S …. si doux à lire

 

A tous ces mots que mes yeux ont cueillis avec une grande émotion

Je leurs souffle des mercis d’amour

Qu’ils s’envolent comme les myriades petites graines de pissenlits que le vent emporte au loin

 

Que je vous aime T O U S !

Sourire

 

Quelques heures ...

Je pars en vadrouille quekques jours ... un petit dépot juste avant !!!

Je vous sais irraisonnable

Mais votre amour est incommensurable

 

Je vous connais fougueux

Tempérament rendant des amours heureux

 

J’entends de vous des histoires

Et mon esprit divague sur vos gloires…

 

J’ai transgressé ce code que nous nous étions imposé

Barrière qui nous tient tant éloignés

Et pourtant, quand mon cocher

A la porte de votre logis m’a déposée

Dans vos yeux j’ai perçu

Le bonheur de cet imprévu

 

Par votre irraison, votre fougue et vos histoires

Un comte des milles et une nuits j’ai vécu ces derniers soirs

Mon corps s’est embrasé

Sous vos caresses il vibrait

Ravel n’eut rien à envier

Son « boléro » fut dépassé

Une cadence rythmée aux notes ensorcelées

De ce désir impétueux que vous savez si bien procurer

 

Je suis repartie

Un bel après-midi

Mon cocher de vous m’a éloignée

Mais mon corps de vos baisers reste imprégné

 

Je suis repartie

Bercée par ces cliquetis

Que font les sabots sur le pavé

Lentement le paysage défilait

Rien ne pressait

….

 

Je me suis réveillée !

Sourire

 

Parenthèse

Parenthèse

 

 

La ville a repris ses droits, la course à la montre a recommencé…

 

Si ce n’est pour les éternelles tâches ménagères peu transcendantales, c’est la ruée à l’arrêt de l’autobus chargé de l’amener à des activités inscrites et qui parfois sont loin de satisfaire ce qui est attendu mais qui pour un temps comblent un vide qui s’installe et la fait plonger dans cette solitude sournoise, ayant l’art et la manière de s’infiltrer sous le seuil de la porte de son esprit ou de son cœur et si elle n’y prend  pas garde la plongerait dans la mélancolie et dans une tristesse sans fin et inexplicable.

 

Histoire de garder l’équipe de ses cellules grises toujours en alerte, elle est partie hier pour suivre un de ses cours de langue, l’anglais entre autre et qu’elle adore. Et ce pour deux raisons :

 

-         La première est que le professeur d’origine russe, âgé de 89 ans, porte en lui tout le dynamise pour animer un cours de deux heures, tard dans la soirée et en ressort toujours dans une forme éblouissante, alors que ses élèves, tous de jeunes  séniors, (jeunes par rapport à lui !) se traînent jusqu’à leur véhicule et ne pensent qu’à une chose, celle de rentrer, bien confortablement assis dans leur boîte à roulettes alors que celui-ci, jamais démuni de fantaisie et d’originalité, enfourche un vieux solex, portant comme immatriculation une grande plaque avec écrit :

Prenez du large, danger, papy à la retraite !

Et pédale hardiment pour s’en retourner tout doucement chez lui …

 

- La deuxième, pour le groupe qui non seulement l’avait adoptée mais  l’avait érigée au titre de mascotte.

Ces anciens, étaient toujours joyeux et de fins limiers quand à suivre le chemin de la plaisanterie et de la gaieté de l’ancêtre, déviant la plus part du temps du sujet principal. Mais qu’importe, le tout est fait en anglais,(un de ces anglais  roulant sur des RRRRR bien prononcés et musicaux comme sur les bords de la Volga) et eux, n’ont aucune obligation de rendre un devoir spécifique « comme à l’école » … tout le monde y trouve son compte.

Ainsi, pour trouver le mot « succursale » l’enchère débute par :

Qui a un jardin ?

Qui a-t-il dans un jardin … et là le vocabulaire se bouscule au portillon

Puis enfin .. on arrive à l’existence d’un arbre dans le jardin ! (parfois il peut très bien ne pas y en avoir … quand celui-ci est suspendu sur un balcon !)

Et qu’a l’arbre … ? Des feuilles, des racines, un tronc et … Eureka !!!!!

«  des Branches ! »

Voilà ! et le numéro 5 a gagné … le droit de … donner la définition du mot suivant …

Et ainsi de suite !

Et la méthode marche !

 

Mais le cours terminé, la route acheminée seule, elle entrouvre la porte de son studio, toujours suivie par cette ombre de solitude et déambule comme un robot programmé accomplissant ce qu’il y a à faire pour finir peu de temps après, plongée dans un sommeil sans aucune main pour rassurer des angoisses surgissant à grand galop et lui rendant des nuits forts agitées.

 

Au petit matin, bien tôt, elle réalise que son esprit inventif si prolifique et positif, chargé pour la plus part du temps des couleurs de la joie et du bonheur n’est plus au rendez-vous, il s’en est allé bien loin vagabonder, la lâchant à son sort, démissionnant quelque part ;  parti baluchon à la main voir sous d’autres hospices, et qu’à sa place c’est la pluie qui frappe à sa fenêtre, tambourinant rageuse.

 

Elle n’est pas de celles qui peuvent consacrer sans relâche son temps à la condition humaine défavorisée. Le monde a toujours évolué avec, même si part les temps qui courent, l’injustice flagrante y agrandit son nid, et se transforme en un animal aux multiples tentacules destructeurs. Elle tente de faire à son échelle ce qu’elle peut. Peut être bien peu aux yeux de certains, mais ne puis être sur tous les fronts. Il y a  des moments où cela est bien difficile car il lui vient en tête qu’elle existe elle aussi et que son cercle de solitude est toujours présent et ressert son étau pour l’étouffer….

 

Aujourd’hui nouvelle journée, nouveaux programmes et la roue continue de tourner.  La roue de la vie, celle qui nous tient et nous fait avancer !

Aujourd’hui notre belle ingénue a chassé ses nuages. Le voilier du bonheur vient de hisser ses voiles pour l’emmener loin sur une mer de rêves…. Elle aime rêver, imaginer, inventer. Sa tête grouille de bulles de cristal qui lâcheront de belles pensées.

Aujourd’hui elle s’en ira à nouveau participer aux enchères avec ses anciens, elle si jeune et qui a trouvé asile sous leur giron.

Aujourd’hui elle ira au travail, enrichie de ces échanges qu’elle a. Qu’importe si l’ambiance n’est pas au beau fixe … elle ne vit pas, après tout, avec son bureau, ni ne couche avec lui. Il n’est que son tremplin, son apport financier quotidien.

Non, ce qui la fait vivre, tenir … ce sont toutes ces rencontres qu’elle fait dans son petit mètre carré officiel, surmonté de deux panneaux vitrés pour garder une certaine confidentialité. Même si les soirs se font solitaires … un jour viendra où …

Aujourd’hui elle a Mr ... ancien ministre qui doit passer à son bureau, ainsi que le consul de …. le pianiste … l’artiste … et d’autres encore, plus simples, sans aucun titre particulier ni de fonction extraordinaire, juste eux.

Mais tous en grande partie ne veulent qu’elle, alors qu’il y a trois autres guichets !

Malicieuse elle leur lance parfois : prennez donc rendez-vous  .. alors qu’il n’y en a pas besoin !

Serait-ce son sourire le secret, ces yeux lumineux ou son humour ?

Aujourd’hui……………….

Sourire

 

Terre desséchée

Terre desséchée

Magie de la nature

Un coquelicot

 

Les voix de l'Opéra

 

  

Dès mes premiers pas

J’ai grandi dans les vibrations de leurs voix

Des ténors, des barytons, des sopranos

De mezzos ou d’altos

Les légères, les lyriques

Les dramatiques

Toutes on une place bien précise

Une scène elles immortalisent

Beethoven, Puccini,

Bizet, Rossini

Des auteurs qui vous font rêver

A l’écoute de leurs oeuvres échafaudées

 

Quand mes petits camarades de jardin

Rentraient chez eux combler leur faim

Ma douce mère intégrée dans les chœurs de  l’Opéra

Me prenait par la main tout en tenant dans son bras

Ses feuillets musicaux

Pour rejoindre mon père Octavio

Lui aussi chanteur, mais baryton

Qui en bon italien peintre en bâtiment de formation

Entonnait souvent du haut de son échelle

De vieilles ritournelles

 

Entre les broderies et les chantiers

Mes deux parents, à l’opéra étaient liés

Et du haut de mes quatre ans je les suivais

Heureux d’être ce lien qui nous réunissait

 

J’ai longtemps couru dans les couloirs

Jamais aisé à me mouvoir

Esquivant tantôt les couturières

Epinglant les ultimes plis à l’arrière

Tantôt les acteurs  déambulant comme des fantômes

Transformant leur bras en métronome

Tout en chantonnant la partition qui  leur était destiné

A mes passages ils souriaient

Je leur servais  de petit commis

Les sauvant de certains oublis

Et je serinais quelques airs entre les dents

Calqués sur ceux chantés à ce moment

 

Deux majestueux rideaux de velours rouge brodés de fil d’or

Ne dévoilaient Jamais un même décor

Toujours changeant

Pour chaque stade différent

Et j’étais toujours fasciné

De voir de haut en bas ou de droite à gauche coulisser

De grands panneaux magnifiquement décorés

 

Très tôt j’ai appris à écrire en utilisant les rouges à lèvres des femmes

Cela fut mon sésame

Car grâce à ce stratagème, je réussis  avec gloire   

L’examen d’entrée  à l’école préparatoire

Et je n’eus pas que père et mère pour me féliciter

Mais toute une troupe qui m’avait adopté

Je ressorti ce jour là

Le visage couvert de baisers rouge camélia

Et le crâne tout ébouriffé

Des nombreuses mains d’hommes qui s’y étaient attardées

 

Je baignais dans le bonheur

Fier de tout cet honneur

 

Sourire

 

 
 

Ange ou Fée

 
 

Que tu es belle et étrange

Serais-tu semblable à un ange 

Ou te prendrais-tu pour une fée

Venue exaucer mes souhaits ?

 

Je te regarde le souffle coupé

Ne désirant point te voir t’envoler

Tes fines pattes agrippent mon doigt

Et tes yeux se fixent à moi

Cherchant à deviner mes pensées

Celles que je ne sais pas dévoiler

 

Tu es fine, légère, précieuse

Tes ailes fragiles ventilent gracieuses

A la lueur de ce coucher

Je ne pouvais mieux espérer

Ton arrivée est souffle d’espoir

Pour combler mes nuits noires

Vêtues de la cape des mauvais augures

Rasant le grand mur

De cette pièce étroite et vide

Qui dégage un air froid et humide.

C’est là où je dors

Le monde adulte m’ignore

 

Mais toi tu es venue

Quel drôle de chemin tu as parcouru

Et de belles arabesques pour moi tu as exécutées

Avec une grande agilité

A chaque coup d’ailes des grains d’or tu lâchais

Formant des lettres me faisant rêver.

 

Avec un A j’imaginais l’amour

Qui viendrait un jour

Et ainsi de suite avec le reste de l’alphabet

Jusqu’à ce que le soleil décline pour se reposer

Mais toi… toi, toi, toi … tu es restée

Sur mon index tu t’es accrochée

 

Tu n’es plus jamais repartie

Ensemble nous avons rejoins le paradis …

Sourire

 

Chanter la vie

 
 

Sous cette brise joyeuse et ce soleil superbe

Je vous apporte ce soir ma joie

De m’être accrochée à votre bras

Pour m’en être promenée là-bas

Dans ces champs en contre bas.

Mes pieds nus ont marché parmi les herbes

Mes mains effleuré le cœur des fleurs

Sensations divines !

Mes yeux brillants d’avoir admirer les lueurs

Naître au dessus de ces cimes éternelles

D’une terre toujours en fête et qui m’ensorcelle

Images sublimissimes !

 

En toute modestie je vous chante la vie

Ecoutez ces notes en rapsodie

Admirez la beauté des plaines

Respirez en moi ce doux parfum de verveine

Leur senteur m’a pénétré je conçois

J’ai caressé les origans de mes doigts

Et leur odeur s’est envolée, dans le vent tournoie

Avec vous j’avance, jamais ne me fatigue

Nous avons chapardé des figues

Comme des jeunots

Et à l’ombre d’un grand chêne

A demi mot

J’ai pu vous dire « je vous aime »

Je chante ce bonheur et mes notes caracolent dans l’air

La douce lumière de ce somptueux coucher caresse ma chair…

Sourire

 

Florence Ville Charmeuse

 

Ma besace mise en bandoulière

Je m’en suis allée faire l’école buissonnière

Pour glaner quelques rayons de lumière

Dénichés dans une ville non loin de la mer

 

Cette belle et charmeuse hôtesse

Pourrait tenir dans un mouchoir de poche

Si elle ne détenait pas autant de richesses

Et ainsi nous débauche

 

Elle sait si faire la belle

Qui compte tant d’édifices sensationnels

A l’architecture impressionnante

Et aux fresques insolentes

 

Elle niche à chaque recoin de rue

Des détails qui ne sont pas forcément aperçus

Rien que de déambuler aux portes de ses nombreux « Palazzis »

On ne peut que rester figé et être ébloui

 

Mais voilà, ce n’est pas en étant perdue dans une colline Toscane

Entourée de cyprès, de vignes et de champs de blé

Logée dans une vielle bastide Florentine

Aux poutres sans âge et aux plafonds dont la hauteur fascine

Méritant que l’on s’y attarde plus que l’on aurait imaginé

Que l’on peut espérer en peu de jours honorer cette Sultane

 

Mais qui sait

Un jour je reviendrai

Et à nouveau ses ruelles je foulerai

Les yeux toujours en l’air afin de dénicher

Ces innombrables détailles qui font sa particularité

 

A nouveau je m’émerveillerai

A l’entrée de ses musées

Chargés d’œuvres que de grands maîtres ont laissées

Botticelli restera toujours de loin mon préféré …

Sourire

 

 

 

 

 

 

 

 

Rouge ...

 
 

Etendue blanche

Bercées par un vent glacé

Larmes de chagrin

Ballon

 
je ne fais que passer .... je pense à vous tous !

J’aurais voulu que mon corps soit léger

Léger, léger

Que les pas que j’allais faire soient discrets

Discrets, discrets

Et que le vent venu du large

Me porte sur de merveilleux rivages

Où la mer murmure aux grains de sable

De fantastiques fables

Tout en se parant de toilettes finement brodées

Pour aller au grès des courants danser

Des mazurkas ou des ballets

 

Je voudrais peindre des rêves aux couleurs éclatantes

Chassant les larmes qui voilent les pupilles

Ou balayer les cauchemars

Qui peuplent les nuits noires

Apeurant les enfants, les adultes, les anciens

Germant les angoisses du lendemain

 

Ainsi j’arpenterais le fil des horizons

Des océans encore peuplés de poissons,

Des montagnes drapées de neiges éternelles

Des déserts aux oasis si belles

Et des villes aux tours bétonnées

Etouffantes et si tristes à en pleurer…

En laissant derrière moi une trainé de poussière dorée

Dont chaque cristal serait emporté par un étrange alizé

Venu d’un cosmos de pensées

Que nul encore n’est venu visiter

Ni souiller

Et pour cause,

Il est naissance

Dans l’innocence

Dans l’amour et la tendresse

Dans le respect et la sagesse

La joie de vivre

Les rires dont il est ivre

 

Mais je ne suis qu’un ballon coloré

Qui enfin s’est détaché

Filant vers la liberté

Qu’involontairement on m’a donnée

Va-t-elle longtemps durer ?

Sourire

Fils

 

 

Tu es venu dans ma vie, comme une graine prête à jaillir

Toi aux sourires charmeurs et aux fabuleux rires

Je t’ai porté

Longtemps caressé

Je t’ai parlé

Transmis tous mes secrets

Ensemble de belles musiques nous avons écoutées

Nous sommes partis sur ces notes ensorcelées

Rêvant à un bel avenir

Espérant de ce bonheur à venir

Celui de ton apparition

Heures magiques d’une délivrance, douce bénédiction

 

Du chemin tu as parcouru

Ton enfance a disparu

 

Ton désir intense de jouer dans la courre des grands

Te frotter obstinément

A ce qui peut mettre en péril ton avenir

T’acoquinant sans vraiment réfléchir

A un entourage peu recommandable

Ayant découvert ton point vulnérable

A engendré cette spirale

T’entraînant dans une frénétique cavale.

 

Tu n’es pas compris dis-tu

Toujours le mal aimé, le mal compris, le mal entendu

A tous ces « maux » bien nombreux

Que tu t’appliques à nous étaler comme un malheureux

Tu plaides avec hardiesse

Tel un avocat qui a foi en son adresse

Que nous ne connaissons

Ni ne comprenons

Les jeunes de maintenant

Et qu’il serait grand temps

Que nous ouvrions nos oreilles et nos yeux

Au lieu de rester « moyenâgeux »

Comme tu aimes à nous qualifier

Afin de nous mettre à votre portée.

 

Il est dit que les enfants doivent se frotter à leurs parents

Que cela est crucial pour qu’ils trouvent leur place dans cet environnement

Créer leur propre identité, leur personnalité

Bras de fer entre les générations parfois dépassées

Et les larmes sont souvent versées

 

Tes aînés sont passés par là

Ils ont tracé leur voie

Mais ils n’ont pas tenté de brûler les étapes

Et déjouèrent avec brio les trappes

Qu’ils rencontrèrent en chemin

Cela ne fut pas facile encore moins enfantin

 

Accepte enfin cette différence de sept ans

Toi qui au fond de ton cœur désire rester enfant

Prend la main qui est tendue pour te guider

Elle n’est pas là pour t’emprisonner

Mais juste là pour tempérer

Cette ivresse qui embrase ton esprit le faisant dériver

Dans les eaux troubles des interdits

Brouillant ton réfléchi

La vie n’est pas que jeux

Et ton futur se voit tumultueux

Des quatre coins du monde les portes à toi se ferment

Les issues positives à termes

S’amenuisent

Triste devise

 

Tu vas partir retrouver tes racines

T’obligeant à mieux parler une langue que tu baragouines

Tu te confronteras enfin à ton père

Respectant peut être les règles que tu objectais avec ta mère

Je ne sais pas qui des deux à vraiment mal

Mais la solution ne pouvait être que radicale

Sur la corde tu as trop tiré

Elle s’est cassée

 

Un jour tu comprendras

Et tu remercieras

Les parents ne sont pas tous des bourreaux

Ils désirent simplement éviter à leurs enfants le chaos

 

Un jour tu comprendras

Et peut être que tu réaliseras

Que ton chemin houleux

Ne pouvait t’amener à être heureux

 

Un jour tu comprendras ….

 

Sourire

Etrange

 

 

Qu’elle est étrange cette vielle porte

Qui s’ouvre discrètement de la sorte

Sur un jardinet aux multiples couleurs

Palette de jaunes, de mauves, de roses et d’oranges .. un vrai bonheur !

Une guirlande de lumières vives enfouies dans les feuillages

La prend en otage

Gardant ainsi des secrets

Accumulés durant ces longs mois d’hiver passé

 

C’est un jardin discret

Comme celui de mes pensées

Qui s’offre à mes yeux

Perdus dans le bleu

D’un ciel chamarré de blanc

Par quelques nuages paresseux

Qui traînent nonchalamment

Poussés par un vent doux

Où volent quelques flocons de pétales qui déjouent

La danse acrobatique de la neige

Arrivant en princesse sur les pentes douces qu’elle assiège

Pour le plus grand bonheur des enfants

Enjôlés par ce spectacle toujours fascinant.

 

 

Tout semble endormi, derrière cette porte fermée

Ou est-ce pour mieux préserver

Une certaine intimité

Quand le froid vient en envahisseur

Bloquant routes et chemins par son ampleur.

Ainsi va la vie dans les sentiers détournés

Loin des villes bétonnées

 

Etrange panier accroché dehors

A qui sait y déposer des trésors

Quelques tiges de bouton d’or

Accrochées à ses bords

Par des petites mains qui les avaient ramassés..

Facteur, épicier, boulanger

Qui d’entre eux y laissera son paquet

A ces maisons bien retranchées

Où la vie toujours en suspend

Leurs arrivés espèrent pourtant

 

 

Au détour d’un virage s’offre à nos yeux une surprise immense

Ce drôle de pont qui nous fait sa révérence.

De vieilles pierres remonté

Et de voliges de bois enjuponné

Il nous invite à passer en toute tranquillité

Sans se presser,

Mais nous laissant tout loisir  pour admirer son ouvrage assez particulier

Des feuillus montent la garde

Offrant un bel ombrage

Poursuivre sa route, admirer

Rien au hasard n’est fait

Garder une âme d’enfant

Qui s’émeut de ces dons que la nature inlassablement

Dépose sur le chemin de notre vie

Et nous l’embellit

Parfois ce qui tient dans une main

Peut éblouir nos lendemains

Sourire

 

 

 

Fusion

 

Au fur et à mesure du temps

Ils s’étaient construits un discret jardin

Petit havre rayonnant

Où ils se retrouvaient quelques matins

Juste au moment où le soleil apparaissait

Inondant de sa douce lumière bleutée

Les pétales de fleurs perlées par la rosée.

A cette heure ci,

L’immensité d’une mer encore endormie

Formait un magnifique tapis

Au ton argenté

Comme peut être le miroir d’un temps passé

Et quelques oiseaux matinaux taquinaient les feuilles d’oliviers

Qui bordaient les rivages

D’une côte escarpée qu’une brise de passage,

Fraîche et légère venait faire frissonner…

 

Les années avaient façonné

Leurs amours qui ne se tarissait

A chaque moment ils innovaient

Cherchant un élément nouveau

A déposer au pied de leur eldorado

Leurs mots étaient vêtus par la sensualité

Leurs gestes, amour et attentions témoignaient

Leurs yeux pétillaient  d’une jouissance

Que seule leur âme portée par la romance

Pouvait apercevoir,

L’alliance de leurs mains ne faisait qu’émouvoir

Elles se rejoignaient dans la délicatesse

Chargée d’une grande tendresse

Tout en eux baignait dans la complicité.

Souvent les rires fusaient

Témoins d’un humour

Navigant sans détours

Mais parfois quelques larmes

Vinrent éprouver leurs armes

Sur le chemin de ce bonheur

Colportant peines et douleurs

Qu’ils surmontèrent cependant avec prouesse

Démontrant force et non faiblesse

Désire profond de ne pas se laisser emporter

Par les courants contraires survenus dans leur intimité

Sans crier garde et déstabilisant

Juste pour un temps

Cette merveilleuse harmonie

Instaurée par la confiance, extraordinaire alchimie….

 

Mais un jour un malandrin

Dans leur jardin survint

Epris de jalousie, de vengeance

En toute insolence

Saccagea ce qu’il put trouver

Rien ne fut épargné

Les parterres de fleurs

Aux douces senteurs

Disparurent … écrasés par ses pas

Le jaune éblouissant des mimosas

Se vit terni par un souffle vitriolé

L’herbe grasse bordant les allées

Se retrouva retournée

Comme de vulgaires mottes de terre

Espérant engendrer tristesse, malaise et colère

Par cet acte de malfaisance

 

Dans sa toute puissance

Et son arrogance

Sous un rire caustique

Il érigea un plan machiavélique

Afin de rompre leur fil d’amour tressé en des tons harmonieux

Glanés sur un arc-en-ciel lumineux

Protecteur de leur union

Et dessiné par la flèche de cupidon

 

Cela dit, encore plus soudés et non déstabilisés

Face à ce ras de marée

Ils entreprirent

De construire

A force de patience

Et de persistance

Un lieu qu’ils surent protégé par les Dieux

Qui jouèrent pour cette circonstance des airs mélodieux.

 

Ils ne désirèrent pas ressembler à un navire en perdition

Dérivant sur l’océan de l’incompréhension

Mieux armés

Sur ces chemins jalousés

Ils surent

Qu’ils purent

A tout moment et en toute quiétude

Déjouer cette ingratitude

Si elle se renouvelait

Pour dresser une ombre à leur Odyssée

Sourire

rien à voir avec moi ... tout va bien ;))" 

 

Un dernier baiser

 

Nous avons fait serments

De rester longtemps

Baisers échangés

Sur un autel édifié

 

Les années se sont écoulées

Chacun de son côté

Les aléas de la vie pressée

Nous ont séparés

 

Flirtant sur un lourd passé

Nos âges nous ont marqués

Erosion des temps

Sillages sur nos visages consentants

 

Mais tu es venu

Passant au-delà des malentendus

Tu as pris mes mains tremblantes

Contre toute attente

 

Je peux partir en paix

Je t’ai enfin retrouvé

Ce mal qui me ronge

Dans la douleur me plonge

Réduisant mes os en poussière

Malgré un corset qui me serre

Aura eu raison de son travail

 

Je peux partir en paix

Je t’ai retrouvé

Ta main me réconforte

Ma vie elle emporte

Je peux partir en paix

Merci pour ce dernier baiser

 

(elle avait 80 ans, il l’a suivie jusqu’à ces dernières heures … pourtant ils étaient séparés depuis très longtemps)

 

Sourire

 

 
Je suis dans une bulle
A la surface d'un écran bien grand.
Votre main passe sur ce livre, caresse le mirage, et ne dérange rien.
Je suis dans la couleur du jour; une aube imperceptible,
Ou bien peut être un soir; dans la nuance idéale des premières pages
Le rose informulé, tremblant, de tout ce qui commence
Le bleu voilé d'une mélancolie légère..
Mais vous avez tourné la page,
Ecarté doucement le rideau de l'apparence
Et j'ai pu naître à vous :
Il a suffit d'un regard
Le votre si doux !
Sourire
 

 

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lmarc撰寫:
bonjour Sourire...
Petite sortie de ma planque. J`ose sortir un peut la tête . Un léger souffle  m`y pouse.
Merci du rappel.
Amicalement
Marc
10 月 21 日
Tuffette撰寫:
Bonjour Sourire et bon dimanche à toi ...je dépose ici une pensée au milieu d'un rayon de Soleil
Bizzzz
10 月 18 日
.Rémy撰寫:
Merci d'être passée chez moi, Sourire.......
Te souhaite une bonne soirée, à bientôt !
 
10 月 14 日
 
Il faut savoir écouter les points de suspension…
Ils soufflent doucement à l’oreille quelque chose de secret, quelque chose de sous entendu…
Ils disent sans dire parce qu’ils n’osent pas… ils ouvrent la porte du non-dit qu’ils n’osent pas tout à fait franchir pour ne pas être indiscrets...
Ils hésitent aux confins des mots…
Ils sont soupirs, ils sont attente…
Ils sont généreux, les points de suspension, car ils laissent l’imagination libre de courir à sa guise selon son humeur…
Ils laissent donner le ton aux mots, et le temps de soupirer…
Ils sont mystérieux et laissent planer le doute…
Ils sont petits cailloux semés au gré des mots…pour ne jamais perdre le fil…
Quand on fait le premier de ces points-là, juste quand on fait le premier…
Ca laisse le temps à l’autre d’arriver…de se rajouter, de s’imposer tout compte fait, toujours en équilibre et en suspension entre les mots…
Toujours l’un après l’autre, ils prennent le temps de s’étirer paresseusement…
Ça permet aux mots de se poser doucement quand les idées se bousculent violemment pour emporter les phrases dans un tourbillon.
Plus doux que les virgules aux griffes acérées et rapides, plus discrets que les tonitruants points d’exclamation, plus courtois que les points, intransigeants et secs, les points de suspension soufflent sur la page une légère brise… et donnent des ailes aux mots qui soupirent. POINT.
 
Gros bisous
Is@
10 月 14 日
LouisEmma撰寫:

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coucou Mes pas me conduisent lentement mais sûrement vers toi

Prends soin de toi

je t'embrasse

10 月 11 日
LouisEmma撰寫:
Un beau regard et un beau sourire pour toi
Je t'embrasse
8 月 29 日
Coucou Cher beau et tendre Sourire !
J'ai fait un peu de ménage sur mon espace, ôté quelques toiles d'araignées et c'est ainsi que j'ai pris connaissance de ton passage. Je ne sais pas encore si je serais très régulière sur la toile, mais je tenais à te remercier de ta fidèle amitié.
Je vais bien, ne sois pas inquiète. J'expérimente d'autres univers et me régale de ma petite Ninon, qui est un soleil radieux !
Plein de bises et à bientôt,
Bien amicalement,
Monique.
7 月 13 日
DMuriel et Fred撰寫:
 
Très heureuse de ton retour et des mots déposés ma toute belle...
Affectueusement.
 
Muriel
 
 
7 月 6 日
LouisEmma撰寫:
Te voici de retour.. Merci de tes passages chez moi. Cela m'a fait très plaisir... J'espère qque tu vas ien et que cette escapade t'a fait beaucoup de bien
Je t'embrasse très fort
Emma
7 月 6 日
 
Merci pour ton passage chez moi !
Bonne journée à toi...
 
 
 
5 月 7 日
LouisEmma撰寫:
coucou Sourire  On tournera et retournera longtemps  ces  belles pages
Je t'embrasse
5 月 4 日
J'adore ce texte en introduction de ton livre d'or, c'est tout toi !
Merci pour ce que j'ai reçu et pour tes pensées, en quelque sorte j'accompagne tes voyages...
Affectueusement,
Muriel
 
4 月 29 日
MuellerJM III撰寫:

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Lines Written in Early Spring

William Wordsworth (1798)clr gif

I heard a thousand blended notes,
While in a grove I sate reclined,
In that sweet mood when pleasant thoughts
Bring sad thoughts to the mind.
To her fair works did Nature link
The human soul that through me ran;
And much it grieved my heart to think
What man has made of man.
Through primrose tufts, in that green bower,
The periwinkle trailed its wreaths;
And ’tis my faith that every flower
Enjoys the air it breathes.
The birds around me hopped and played,
Their thoughts I cannot measure:--
But the least motion which they made
It seemed a thrill of pleasure.
The budding twigs spread out their fan,
To catch the breezy air;
And I must think, do all I can,
That there was pleasure there.
If this belief from heaven be sent,
If such be Nature’s holy plan,
Have I not reason to lament
What man has made of man?

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4 月 26 日
LouisEmma撰寫:

 

 

 

coucou cher Sourire

 

Quel beau texte plein de belles pensées

Que tu sois heureuse

je t'embrasse

4 月 15 日

TON AMI  JEAN PIERRE

4 月 7 日
La joie de vivre撰寫:
Bonne fete de l'amour et l'amitié!
 
divers-st-valentin3.gif
 
Bises
Mertxe
 
 
 
2 月 13 日
La joie de vivre撰寫:
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1 月 23 日
elia撰寫:
Merci sourire de ton commentaire encourageant sous mon billet.
Prise au piège de mon passé, le temps se fait court.
Maintenant ou jamais sonne en écho dans mon coeur.
bienvenue comme amie.
élia

1 月 21 日
La joie de vivre撰寫:
Je suis là
Je m'en vais
En te souhaitant
De passer
Une belle semaine.
Bises.
1 月 5 日
lmarc撰寫:
Bonjour,
Merci de la visite. A la question .... "un grand repos seulement. " pour mieux revenir en force et écarter doucement le rideau.
Amicalement
Marc
12 月 23 日
La joie de vivre撰寫:
Photobucket
 
 
Joyeuses fêtes de fin d'année !
 
 
 
Amitiés.
Mertxe
 
 
 
 
 
Photobucket
 
 
 
12 月 22 日
Bon anniversaire, chère Nicky.
Avec toute notre amitié,
Mourka et Fred
 
 
 
11 月 28 日
butterflye​vy撰寫:
 
ton ti pétaloudaki
te dépose de doux baisers pour ton anniversaire,
dans son vol sème tant de voeux sincères,
sur ton espace,en rentrant chez lui...
 
Tu sais que j'étais près de toi par la pensée,
pour ,ce beau jour , fêter!
Tu sais bien que je ne t'ai pas oubliée,
et t'envoie tant de bisous papillonnés!
 
BON ET HEUREUX ANNIVERSAIRE MON BEAU SOURIRE!
 
 
evy
11 月 25 日

Hebergeur d'images

Je cours, je vole pour venir te souhaiter un bel anniveiversaire !!

Ma journée de labeur va commencer et avec cette neige, il ne faut pas traîner pour se mettre en route..

Même si je vais travailler à pied, puisque tout près..

Que ta journée soit belle.. (sourire)

Hebergeur d'images

11 月 24 日

Hebergeur d'images

TOI MIGNON PETIT OISEAU


Je te regarde
Comme tu es beau
Tout près de ma jolie maison
Dans mon arbre tu y chantes ta plus belle petite chanson
Comme j'aime ton chant
Tu y viens tout l'été
Le vent souffle mais tu ne bouges pas
Sur une branche les feuilles te caressent
Le temps est gris
Sauras- tu rentrer à temps
De tes ailes va au loin
Protège- toi petit oiseau
Du mauvais temps
Mais demain seras-tu au rendez-vous
Moi je vais être triste si tu ne viens pas
Va, empresse-toi pour ne pas perdre pas..

 

 

Gros bisous pour toi.. ;-)

Je ne t'oublie pas même dans mon silence.. (sourire)

11 月 17 日