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    ....

      

    Pause …

     

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    Une septempunctata

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    Le froid tarde à venir

    Et la pluie chagrine à investir

    Ruisseaux et rivières

    Ce qui fait la belle affaire

    A une coccinelle retardataire

    Qui profite des derniers rayons caressant les feuilles de la fougère

    Lui servant de maisonnette.

    Pour s’en aller compter fleurette

     

    Prestement notre mignonnette

    Dans les herbes folles encore vertes

    Qui ont envahi les champs

     Trottine dans l’espoir de rencontrer un galant

    Afin de parcourir à deux

    Un hiver qui se fera rigoureux.

     

    Toute pimpante et guillerette

    Notre demoiselle chantonne un air entendu dans une guinguette

    Et aussitôt elle se mit à rêvasser

    Au temps d’un printemps mouvementé

    Où elle avait rencontré

    Dans un petit café dissimulé par un immense bosquet

    Cet Adalia Bipunctata

    Qui lui avait entonné un air de la Traviata

    A elle qui n’était qu’une Coccinella Septempunctata

    Une jeune zingara

    Il lui avait chanté cet Opéra

    Et toute la nuit ils dansèrent des mazurkas

    Mais un vent malfaisant

    De rage fulminant

    Ravagea la gargote, éparpillant ses occupants

    Faisant disparaître son bel amant

     

    Revenant à ses esprits

    Elle en chasse cette tragédie

    Et d’un pas leste

    Descend le manche d’une épuisette

    Se trémousse sur ses longues pattes

    Fait quelques pas de deux, un entrechat, un glissé en bonne acrobate

    Bât des cils quand elle aperçoit

    Se balançant comme un ver-à-soie …

     

    Son bel Adalia !

     

    Habillé en pyjamas

    Qui, accroché à une cordelette

    Lui faisait des courbettes

     

    Nos deux coccinellas s’étaient enfin retrouvés

    Par le hasard d’une destinée

    Venant de leur jouer un sacré tour de passe-passe

    Et leur assurant un hiver pas piqué d’audaces…

     

    Le froid est venu … d’un coup

    Il était temps pour ces fous

     

    Sourire

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    Temps de grenouilles


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    Pour déjouer le sort d’un mauvais temps

    Pointant ses gros nuages menaçants

    Une charmante grenouille

    Un tantinet fripouille

    Décida de dresser sa table pour un somptueux déjeuner

    Dénichant une fine vaisselle qu’elle trouva sous son nénuphar nacré

     

    Elle s'était toute endimanchée

    Pour recevoir ses amies invitées

     

    De belles ballerines elle était chaussée

    Et d'une jupe toute plissée

    Un petit corsage brodé

    Surmonté de boutons dorés

    Un grand collier de perles acajou

    Mais surtout le plus bel atout

    De ses artifices

    Qu’elle mettait avec malice

    Fut un grand chapeau en feutrine

    Où furent accrochées des capucines

    Des boutons d'or, des violettes

    Et quelques herbes discrètes

     

    Quand tout le monde fut réunit

    Et après un copieux repas pris

    Elles dansèrent la farandole des sortilèges

    Afin que la grisaille se désagrège

    Mais le tonner se mis de la partie

    Et les éclaires crépitèrent sans merci

    Alors la pluie déboula en trombe

    Plongeant la nature dans la pénombre

    Elle tambourina la terre dans un vacarme infernale

    Invitant cette saison automnale

    A entrer dans la danse

    Mais ce fut le vent qui eut l’outrecuidance

    De se joindre à ces éléments peu fréquentables

     

    Alors notre grenouille  s’empara d’un immense imperméable

    Et couvrit la terre tentant de la protéger

    De ces incantations qu’elles avaient chantées

    Persuadée d’être la cause de tant de colère

    Qui s’abattait en apportant la misère

     

    Ses habits se déchirèrent

    Puis Les fleurs de son chapeau se fanèrent

    Qu’importe, il fallait tout faire

    Pour stopper cette galère

    Son maquillage si savamment mis

    Barbouilla sa frimousse qui  néanmoins s’épanouit

    Quand elle s’aperçu qu’enfin

    Le cataclysme cessa son projet malsain

     

    Ereintée mais heureuse

    Elle se laissa glisser sous sa feuille pourvoyeuse

    De réconfort et de chaleur

    Pour un sommeil prometteur

    Et les oiseaux sortis lui chantèrent une douce berceuse

    La laissant rêveuse…

    Sourire

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    Demande

     

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    Dans vos bras je me suis laissé bercer

    Goûtant un repos tant rêvé

    Vos paroles en douces notes de musique

    Dansaient sur la gamme de l’amour féerique

    Les chemins parcourus pour découvrir  des villages cachés

    Parfois juchés sur des pics élevés

    Dévoilaient un certain charme

    Qui désarme

    A tous moments ma main dans la votre se glissait

    C’est alors que vous m’enlaciez pour me déposer un baiser

    Mes pas suivaient les vôtres

    Sur ces terres, les vôtres, sur aucune autre

    Mon désire immense de vous comprendre s’est doucement tissé

    Modelant un sentier aux formes à peine perceptibles

    Me faisant comprendre qu’aimer peut se dessiner dans l’invisible

    De nos corps unis pour ne faire qu’un.

    A ces heures égrenées sous la douceur de chaque matin

    Où à tout instant, l'imprévu fut notre merveilleux bouclier

    Contre toute attente, à ma porte, vous avez frappé

    Et les yeux remplis de ce bonheur de vous voir

    Ne pouvaient que souligner cette victoire

    Mon cœur vous veniez me demander

    Je ne sus vous le refuser

    Le temps venait de m'offrir

    Le bonheur immense de pouvoir à jamais vous chérir….

    Sourire

    Suspencion

     

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    Elle est arrivée à l’intérieur d’une courette

    Posant contre un muret fleuri sa bicyclette

    Et nonchalante dans ce bel atelier

    Dégageant les effluves de toiles oubliées

    Sans frapper elle pénétra

    Derrière un paravent se déshabilla

    Puis

    Ici

    Sur ce tabouret juché sur une grande estrade

    Elle se tint assise … sans parade

    Juste elle et sa nudité

    Elle … dans toute sa simplicité

    Elle prit cette pause

    Qui la rendait grandiose

    Mais déjà son esprit était ailleurs

    Toujours en libre penseur

    Il lui esquissait des rêves animés

    La transformant en Circé

    Ou, toujours éprise de sa liberté

    Il la laissait dériver

    Au rythme d’un doux zéphyr

    Vers des désirs la faisant frémir …

    Sourire

    Partie

     

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    J’ai rêvé que je m’envolais

    Habillée du voile de la liberté

    Vers les hauts sommets je partais

    Le cœur si léger … léger

     

    Le vent en ami

    Chassait mes soucis

    Mes peines et mes ennuis

    Le cœur adouci … adouci

     

    La neige comme des cheveux d’anges

    Sur un ciel azur planait en frange

    Inscrivant ses louanges

    Comme c’était étrange … étrange

     

    Je me mise à danser

    Sur les crêtes dentelées

    Portée par des notes endiablées

    J’étais ensorcelée … ensorcelée

     

    Mes pieds se mirent à saigner

    Les versants affutés

    Les ont écorchés

    Le temps m’était compté … compté

     

    D’un rouge pâle j’ai ébauché

    Le détachement qui me parcourait

    Au loin je partais

    Evaporée …. Evaporée

     

    La fenêtre de la liberté s’est refermée

    Sur la route de la sérénité m’en suis allée

    Et des cieux je regarde ceux que j’ai aimés

    La vie m’a quittée … quittée

    Sourire

     

     

    A l'ombre d'un caroubier

     

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    M’aurait-il laissé quelques mots aux senteurs tant aimées

    Quelques notes qui joueraient une symphonie égayée

    Par le chant des cigales

    Logées dans ce caroubier dont l’ombre s’étale

    Pour couvrir des amours

    Baignés par ces vaguelettes qui courent

    Sur un sable fin

    Où se rejoignent des mains

    En de douces caresses

    Chargées de tendresse ?

     

    La page est vide

    Mais son imaginaire liberticide

    Désire esquisser

    Un amour comblé

     

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    J’aime imaginer nous voir venir ici

    Plongés dans un sommeil bénit

    A ces matins rosis par de splendides levés

    Déposant leur voile sur nos corps enlacés

    Et la subtile fraîcheur d’une timide marée

    Faisant frissonner notre peau légèrement halée.

     

    Nos rêves s’envolant pour laisser la place

    A des baisers fusionnels, à des mains qui enlacent…

     

    En vos bras vous me prendriez

    Comme une mariée

    Et dans ce décor splendide

    Doucement nos corps se rafraîchiraient de cette eau limpide

    Les oiseaux à peine réveillés

    De belles ritournelles nous chanteraient

    Accompagnées par quelques notes cristallines

    Que la mer lutine

    Nous destinerait

    De Ces clapotis dont elle s’amuserait à créer

    Participant à notre bonheur

    Tissé sur le voile d’une eau douceur

     

    Unis, enlacés

    Echanges de baisers

    Unis, enlacés

    Parcours de caresses .. endiablées

    Unis, enlacés

    Sur le sable mouillé …

    Nos corps reposant

    Savourant ces merveilleux moments

     

    Des mots je vous ai laissés

    Vous les trouverez à votre retour de ce voyage improvisé

    Dans cette crique je vous attendrai

    Votre navire ne peut la manquer

    La lune sera votre guide comme pour les bergers

    Elle appartient à nos amours .. rien qu’à nous

    Elle sera réceptacle de nos secrets brillant comme des bijoux

     

    Des mots je vous ai laissés…

    Le silence se fait

    Ecoutez … écoutez le chanter

    Il vous murmure ces mots que vous aimez entendre

    C’est mon cœur qui vous les dépose … il sait vous attendre

    Sourire

     

     

    En coup de vent !!!!!

     

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    Dernier levé, goûté à l’abri d’une véranda

    Derniers chants de cigales effrontées

    Dernières mélodies exécutées par les vaguelettes contres les coques en bois…

    Mais voilà, Septembre sera mouvementé,

     

    Juste le temps de poser mes valises qu’il me faut repartir

    De nouveaux sentiers à parcourir

    Expositions en horizon pour m’enrichir

    Une grange oubliée à rouvrir

     

    Octobre m’ouvrira ses portes pour enfin me glisser

    Dans ces jardins virtuels où j’ai trouvé l’amitié

    Et je prendrai le temps … celui qui m’a manqué

    Afin de griffonné quelques mots sur vos textes déposés

     

    Baisers doux d’une tortue qui décidément aime bien vadrouiller

    Sourire

     

     

    L'été chez moi

     
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    Baisers en douceur
    Pensées pour vous que j'aime
    Tendresse pour ces jours
     

    Un jour de printemps ...

     

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    Vous souvenez vous de ce jour où j’ouvrais mon volet

    Vous veniez juste d’entrer dans cette cour ombragée

    Un sourire malicieux vous veniez de m’adresser

    Et mon cœur fut tout ébranlé ?

     

    Vous souvenez vous de ce nouvel aube de printemps

    En fermant mes persiennes, je vous déclarais timidement

    Ces sentiments qui m’embrasaient depuis des jours

    Enflammant un corps innocent à l’amour ?

     

    Vous souvenez-vous de ces nuits passées

    Où la lune témoin de nos mots murmurés

    Eclairait mes pas sur un sentier rédigé de phrases envoûtantes

    Où chaque notes frappées tintaient, insouciantes ?

     

    De vous

    J’ai appris à me rappeler des noms de villages traversés par une route si souvent empruntée

    J’ai appris à écouter l’herbe frémir, les feuilles pousser et les nuages bouger

    J’ai appris à respirer le silence qui se faisait sans avoir peur de l’importuner

    J’ai appris à caresser la patience sans l’étreindre de ma fébrilité

    J’ai appris à soulever le voile de la nuit pour découvrir mon corps dénudé

    J’ai appris à dessiner le soleil dans les larmes que je versais

     

    J’ai appris …..

    Que n’ai-je appris de si beau de vous !

     

     

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    Mais voilà … le large vous a appelé et je suis restée à quai

    Un sac aux milles souvenirs à mes pieds déposé

    Les courants vers l’inconnu vous faisant dériver

     

    Il m’a fallu apprendre à dompter ces peurs qui m’emprisonnaient

    Il m’a fallu apprendre à apprivoiser ces angoisses qui me tiraillaient

    Il m’a fallu apprendre à ouvrir la porte à la solitude et à l’accepter

    Vous aviez oublié !

     

     

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    Les volets j'ai fermés

    Gardant nos instants éperdus secrets

    Il m’a fallu discrètement m’en aller

    Laissant derrière moi ce vécu

    Merveilleux amours défendus

    Nos rosiers fleuriront

    Etalant leurs feuillages et leurs fleurs pour former un pont

    Etoilant cet endroit de leurs diverses couleurs

     

    Je porte en moi un enfant

    Fruit de nos doux instants

    De vous il saura tout, rien ne lui sera caché

    Notre passion fut par Cupidon préméditée

    Un jour peut être les Océans à moi vous ramèneront

     

     

    Les années se chargeront de notre raison de s’être aimé ..

    Sourire

     

     

     

     

    Une main bénie

     

     

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    A l’aube d’un matin d’hiver

    Je m’en étais allé promener loin de mes congénères

    Qu’elle idée saugrenue

    Dans ma petite tête m’était survenue !

    Moi qui ne pensais rencontrer pas âme qui vive

    J’ai dû décamper à toute vitesse dans la première coursive

     

    Le sol résonnait et tremblait

    A moins que ce ne fût moi du haut de mes petites pattes qui grelottais

    Mais je pouvais entendre venir comme un bruit sourd

    Et j’avais beau regardé aux alentours

    Je ne voyais rien

    Ce qui me donna grand chagrin

    Car l’angoisse grandit en moi

    Et me tenailla

     

    Un souffle chaud se fit sentir

    Sans prévenir

    Une main m’attrapa

    Et m’extirpa

    De mon petit coin que je pensais sécurisé

     

    Mon sort était fait !

     

    Mais un doigt me frotta doucement le museau

    Mon kidnappeur n’avait rien d’un bourreau

    Bien au contraire,

    Et pour me plaire

    J’ai pu trouver sur un coin de table

    Un drôle de fruit mangeable

    Qui conforta la faim

    D’un petit souriceau que j’étais, bien malin

    De s’être aventuré

    Sur le chemin hasardeux de sa destiné …

    Sourire

     

     

     
     

    Que je vous aime TOUS !!!!

     

     

     

    Avais-je exprimé quelques jours ?

     

    Il fut dit que les grecs étaient excellents en calcul .. le croyez-vous ?

    Dépasser les dix doigts de mes mains, il me semble périlleux d’aller plus loin

    Un abîme de chiffres qui se bousculent à m’en donner des migraines.

     

    Que le temps passe …lentement… quand ont s’est fourvoyée sur une date donnée !

     

    Mais je suis là, revenue !

    Ordinateur ouvert

    Jusque là .. j’y étais arrivée !

    Ebahie devant le nombre invraisemblable de mails !

    Je les ouvrirais en toute tranquillité … un peu plus tard .. à tête reposée

    Mais maintenant, comment faire pour aller sur mon espace ?

    Je ne savais plus !

    MSN a encore corsé les choses

    En cliquant de tous les côtés .. j’y suis enfin arrivée !

    Ouf, il n’avait pas disparu !

     

    Et là …. Mon cœur fragile a chaviré

    Larmes perlant au bord des cils

    Je découvrais un bouquet de mots,

    Aussi beau et fragile que peuvent être les robes de coquelicots qui me sont si chers..

     

    Des mots tendresse

    Des mots câlins

    Des mots clin d’œil

    Des mots sourire

    Des mots pensée

    Des mots courts .. des longs

    Des mots exclamation

    Des mots interrogation

    Des M.O.T.S …. si doux à lire

     

    A tous ces mots que mes yeux ont cueillis avec une grande émotion

    Je leurs souffle des mercis d’amour

    Qu’ils s’envolent comme les myriades petites graines de pissenlits que le vent emporte au loin

     

    Que je vous aime T O U S !

    Sourire

     

    Quelques heures ...

    Je pars en vadrouille quekques jours ... un petit dépot juste avant !!!

    Je vous sais irraisonnable

    Mais votre amour est incommensurable

     

    Je vous connais fougueux

    Tempérament rendant des amours heureux

     

    J’entends de vous des histoires

    Et mon esprit divague sur vos gloires…

     

    J’ai transgressé ce code que nous nous étions imposé

    Barrière qui nous tient tant éloignés

    Et pourtant, quand mon cocher

    A la porte de votre logis m’a déposée

    Dans vos yeux j’ai perçu

    Le bonheur de cet imprévu

     

    Par votre irraison, votre fougue et vos histoires

    Un comte des milles et une nuits j’ai vécu ces derniers soirs

    Mon corps s’est embrasé

    Sous vos caresses il vibrait

    Ravel n’eut rien à envier

    Son « boléro » fut dépassé

    Une cadence rythmée aux notes ensorcelées

    De ce désir impétueux que vous savez si bien procurer

     

    Je suis repartie

    Un bel après-midi

    Mon cocher de vous m’a éloignée

    Mais mon corps de vos baisers reste imprégné

     

    Je suis repartie

    Bercée par ces cliquetis

    Que font les sabots sur le pavé

    Lentement le paysage défilait

    Rien ne pressait

    ….

     

    Je me suis réveillée !

    Sourire

     

    Parenthèse

    Parenthèse

     

     

    La ville a repris ses droits, la course à la montre a recommencé…

     

    Si ce n’est pour les éternelles tâches ménagères peu transcendantales, c’est la ruée à l’arrêt de l’autobus chargé de l’amener à des activités inscrites et qui parfois sont loin de satisfaire ce qui est attendu mais qui pour un temps comblent un vide qui s’installe et la fait plonger dans cette solitude sournoise, ayant l’art et la manière de s’infiltrer sous le seuil de la porte de son esprit ou de son cœur et si elle n’y prend  pas garde la plongerait dans la mélancolie et dans une tristesse sans fin et inexplicable.

     

    Histoire de garder l’équipe de ses cellules grises toujours en alerte, elle est partie hier pour suivre un de ses cours de langue, l’anglais entre autre et qu’elle adore. Et ce pour deux raisons :

     

    -         La première est que le professeur d’origine russe, âgé de 89 ans, porte en lui tout le dynamise pour animer un cours de deux heures, tard dans la soirée et en ressort toujours dans une forme éblouissante, alors que ses élèves, tous de jeunes  séniors, (jeunes par rapport à lui !) se traînent jusqu’à leur véhicule et ne pensent qu’à une chose, celle de rentrer, bien confortablement assis dans leur boîte à roulettes alors que celui-ci, jamais démuni de fantaisie et d’originalité, enfourche un vieux solex, portant comme immatriculation une grande plaque avec écrit :

    Prenez du large, danger, papy à la retraite !

    Et pédale hardiment pour s’en retourner tout doucement chez lui …

     

    - La deuxième, pour le groupe qui non seulement l’avait adoptée mais  l’avait érigée au titre de mascotte.

    Ces anciens, étaient toujours joyeux et de fins limiers quand à suivre le chemin de la plaisanterie et de la gaieté de l’ancêtre, déviant la plus part du temps du sujet principal. Mais qu’importe, le tout est fait en anglais,(un de ces anglais  roulant sur des RRRRR bien prononcés et musicaux comme sur les bords de la Volga) et eux, n’ont aucune obligation de rendre un devoir spécifique « comme à l’école » … tout le monde y trouve son compte.

    Ainsi, pour trouver le mot « succursale » l’enchère débute par :

    Qui a un jardin ?

    Qui a-t-il dans un jardin … et là le vocabulaire se bouscule au portillon

    Puis enfin .. on arrive à l’existence d’un arbre dans le jardin ! (parfois il peut très bien ne pas y en avoir … quand celui-ci est suspendu sur un balcon !)

    Et qu’a l’arbre … ? Des feuilles, des racines, un tronc et … Eureka !!!!!

    «  des Branches ! »

    Voilà ! et le numéro 5 a gagné … le droit de … donner la définition du mot suivant …

    Et ainsi de suite !

    Et la méthode marche !

     

    Mais le cours terminé, la route acheminée seule, elle entrouvre la porte de son studio, toujours suivie par cette ombre de solitude et déambule comme un robot programmé accomplissant ce qu’il y a à faire pour finir peu de temps après, plongée dans un sommeil sans aucune main pour rassurer des angoisses surgissant à grand galop et lui rendant des nuits forts agitées.

     

    Au petit matin, bien tôt, elle réalise que son esprit inventif si prolifique et positif, chargé pour la plus part du temps des couleurs de la joie et du bonheur n’est plus au rendez-vous, il s’en est allé bien loin vagabonder, la lâchant à son sort, démissionnant quelque part ;  parti baluchon à la main voir sous d’autres hospices, et qu’à sa place c’est la pluie qui frappe à sa fenêtre, tambourinant rageuse.

     

    Elle n’est pas de celles qui peuvent consacrer sans relâche son temps à la condition humaine défavorisée. Le monde a toujours évolué avec, même si part les temps qui courent, l’injustice flagrante y agrandit son nid, et se transforme en un animal aux multiples tentacules destructeurs. Elle tente de faire à son échelle ce qu’elle peut. Peut être bien peu aux yeux de certains, mais ne puis être sur tous les fronts. Il y a  des moments où cela est bien difficile car il lui vient en tête qu’elle existe elle aussi et que son cercle de solitude est toujours présent et ressert son étau pour l’étouffer….

     

    Aujourd’hui nouvelle journée, nouveaux programmes et la roue continue de tourner.  La roue de la vie, celle qui nous tient et nous fait avancer !

    Aujourd’hui notre belle ingénue a chassé ses nuages. Le voilier du bonheur vient de hisser ses voiles pour l’emmener loin sur une mer de rêves…. Elle aime rêver, imaginer, inventer. Sa tête grouille de bulles de cristal qui lâcheront de belles pensées.

    Aujourd’hui elle s’en ira à nouveau participer aux enchères avec ses anciens, elle si jeune et qui a trouvé asile sous leur giron.

    Aujourd’hui elle ira au travail, enrichie de ces échanges qu’elle a. Qu’importe si l’ambiance n’est pas au beau fixe … elle ne vit pas, après tout, avec son bureau, ni ne couche avec lui. Il n’est que son tremplin, son apport financier quotidien.

    Non, ce qui la fait vivre, tenir … ce sont toutes ces rencontres qu’elle fait dans son petit mètre carré officiel, surmonté de deux panneaux vitrés pour garder une certaine confidentialité. Même si les soirs se font solitaires … un jour viendra où …

    Aujourd’hui elle a Mr ... ancien ministre qui doit passer à son bureau, ainsi que le consul de …. le pianiste … l’artiste … et d’autres encore, plus simples, sans aucun titre particulier ni de fonction extraordinaire, juste eux.

    Mais tous en grande partie ne veulent qu’elle, alors qu’il y a trois autres guichets !

    Malicieuse elle leur lance parfois : prennez donc rendez-vous  .. alors qu’il n’y en a pas besoin !

    Serait-ce son sourire le secret, ces yeux lumineux ou son humour ?

    Aujourd’hui……………….

    Sourire

     

    Terre desséchée

    Terre desséchée

    Magie de la nature

    Un coquelicot

     

    Les voix de l'Opéra

     

      

    Dès mes premiers pas

    J’ai grandi dans les vibrations de leurs voix

    Des ténors, des barytons, des sopranos

    De mezzos ou d’altos

    Les légères, les lyriques

    Les dramatiques

    Toutes on une place bien précise

    Une scène elles immortalisent

    Beethoven, Puccini,

    Bizet, Rossini

    Des auteurs qui vous font rêver

    A l’écoute de leurs oeuvres échafaudées

     

    Quand mes petits camarades de jardin

    Rentraient chez eux combler leur faim

    Ma douce mère intégrée dans les chœurs de  l’Opéra

    Me prenait par la main tout en tenant dans son bras

    Ses feuillets musicaux

    Pour rejoindre mon père Octavio

    Lui aussi chanteur, mais baryton

    Qui en bon italien peintre en bâtiment de formation

    Entonnait souvent du haut de son échelle

    De vieilles ritournelles

     

    Entre les broderies et les chantiers

    Mes deux parents, à l’opéra étaient liés

    Et du haut de mes quatre ans je les suivais

    Heureux d’être ce lien qui nous réunissait

     

    J’ai longtemps couru dans les couloirs

    Jamais aisé à me mouvoir

    Esquivant tantôt les couturières

    Epinglant les ultimes plis à l’arrière

    Tantôt les acteurs  déambulant comme des fantômes

    Transformant leur bras en métronome

    Tout en chantonnant la partition qui  leur était destiné

    A mes passages ils souriaient

    Je leur servais  de petit commis

    Les sauvant de certains oublis

    Et je serinais quelques airs entre les dents

    Calqués sur ceux chantés à ce moment

     

    Deux majestueux rideaux de velours rouge brodés de fil d’or

    Ne dévoilaient Jamais un même décor

    Toujours changeant

    Pour chaque stade différent

    Et j’étais toujours fasciné

    De voir de haut en bas ou de droite à gauche coulisser

    De grands panneaux magnifiquement décorés

     

    Très tôt j’ai appris à écrire en utilisant les rouges à lèvres des femmes

    Cela fut mon sésame

    Car grâce à ce stratagème, je réussis  avec gloire   

    L’examen d’entrée  à l’école préparatoire

    Et je n’eus pas que père et mère pour me féliciter

    Mais toute une troupe qui m’avait adopté

    Je ressorti ce jour là

    Le visage couvert de baisers rouge camélia

    Et le crâne tout ébouriffé

    Des nombreuses mains d’hommes qui s’y étaient attardées

     

    Je baignais dans le bonheur

    Fier de tout cet honneur

     

    Sourire

     

     
     

    Ange ou Fée

     
     

    Que tu es belle et étrange

    Serais-tu semblable à un ange 

    Ou te prendrais-tu pour une fée

    Venue exaucer mes souhaits ?

     

    Je te regarde le souffle coupé

    Ne désirant point te voir t’envoler

    Tes fines pattes agrippent mon doigt

    Et tes yeux se fixent à moi

    Cherchant à deviner mes pensées

    Celles que je ne sais pas dévoiler

     

    Tu es fine, légère, précieuse

    Tes ailes fragiles ventilent gracieuses

    A la lueur de ce coucher

    Je ne pouvais mieux espérer

    Ton arrivée est souffle d’espoir

    Pour combler mes nuits noires

    Vêtues de la cape des mauvais augures

    Rasant le grand mur

    De cette pièce étroite et vide

    Qui dégage un air froid et humide.

    C’est là où je dors

    Le monde adulte m’ignore

     

    Mais toi tu es venue

    Quel drôle de chemin tu as parcouru

    Et de belles arabesques pour moi tu as exécutées

    Avec une grande agilité

    A chaque coup d’ailes des grains d’or tu lâchais

    Formant des lettres me faisant rêver.

     

    Avec un A j’imaginais l’amour

    Qui viendrait un jour

    Et ainsi de suite avec le reste de l’alphabet

    Jusqu’à ce que le soleil décline pour se reposer

    Mais toi… toi, toi, toi … tu es restée

    Sur mon index tu t’es accrochée

     

    Tu n’es plus jamais repartie

    Ensemble nous avons rejoins le paradis …

    Sourire

     

    Chanter la vie

     
     

    Sous cette brise joyeuse et ce soleil superbe

    Je vous apporte ce soir ma joie

    De m’être accrochée à votre bras

    Pour m’en être promenée là-bas

    Dans ces champs en contre bas.

    Mes pieds nus ont marché parmi les herbes

    Mes mains effleuré le cœur des fleurs

    Sensations divines !

    Mes yeux brillants d’avoir admirer les lueurs

    Naître au dessus de ces cimes éternelles

    D’une terre toujours en fête et qui m’ensorcelle

    Images sublimissimes !

     

    En toute modestie je vous chante la vie

    Ecoutez ces notes en rapsodie

    Admirez la beauté des plaines

    Respirez en moi ce doux parfum de verveine

    Leur senteur m’a pénétré je conçois

    J’ai caressé les origans de mes doigts

    Et leur odeur s’est envolée, dans le vent tournoie

    Avec vous j’avance, jamais ne me fatigue

    Nous avons chapardé des figues

    Comme des jeunots

    Et à l’ombre d’un grand chêne

    A demi mot

    J’ai pu vous dire « je vous aime »

    Je chante ce bonheur et mes notes caracolent dans l’air

    La douce lumière de ce somptueux coucher caresse ma chair…

    Sourire

     

    Florence Ville Charmeuse

     

    Ma besace mise en bandoulière

    Je m’en suis allée faire l’école buissonnière

    Pour glaner quelques rayons de lumière

    Dénichés dans une ville non loin de la mer

     

    Cette belle et charmeuse hôtesse

    Pourrait tenir dans un mouchoir de poche

    Si elle ne détenait pas autant de richesses

    Et ainsi nous débauche

     

    Elle sait si faire la belle

    Qui compte tant d’édifices sensationnels

    A l’architecture impressionnante

    Et aux fresques insolentes

     

    Elle niche à chaque recoin de rue

    Des détails qui ne sont pas forcément aperçus

    Rien que de déambuler aux portes de ses nombreux « Palazzis »

    On ne peut que rester figé et être ébloui

     

    Mais voilà, ce n’est pas en étant perdue dans une colline Toscane

    Entourée de cyprès, de vignes et de champs de blé

    Logée dans une vielle bastide Florentine

    Aux poutres sans âge et aux plafonds dont la hauteur fascine

    Méritant que l’on s’y attarde plus que l’on aurait imaginé

    Que l’on peut espérer en peu de jours honorer cette Sultane

     

    Mais qui sait

    Un jour je reviendrai

    Et à nouveau ses ruelles je foulerai

    Les yeux toujours en l’air afin de dénicher

    Ces innombrables détailles qui font sa particularité

     

    A nouveau je m’émerveillerai

    A l’entrée de ses musées

    Chargés d’œuvres que de grands maîtres ont laissées

    Botticelli restera toujours de loin mon préféré …

    Sourire

     

     

     

     

     

     

     

     

    Rouge ...

     
     

    Etendue blanche

    Bercées par un vent glacé

    Larmes de chagrin